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Wiggins a un plan

Wiggins a un plan
Par Eurosport

Le 11/03/2012 à 18:13Mis à jour Le 12/03/2012 à 13:51

Vainqueur de Paris-Nice, Bradley Wiggins a adressé un message à la concurrence dans l'optique du Tour de France. Et ne lui dites pas qu'il est en forme trop tôt. Wiggo a tout prévu. Depuis le mois de novembre, il a établi un plan de bataille pour briller en juillet. Il passait par le col d'Eze...

Bradley Wiggins connait ses classiques. Un Britannique au palmarès de Paris-Nice, on n'avait plus vu ça depuis 45 ans, lorsque le regretté Tom Simpson s'était imposé, quelques mois avant de disparaitre tragiquement sur le Tour de France. Parce qu'il mesure ce que représente Simpson chez lui autant que la place de la Course au Soleil dans l'histoire du cyclisme, Wiggo comprend qu'il n'a pas gagné une course comme les autres dimanche. "C'est énorme, énorme, a-t-il répété. Je pense au palmarès, à Simpson, qui était mon idole du vélo. Pour les fans de football, c'est comme Bobby Moore (NDRL: capitaine de l'équipe d'Angleterre lors de la Coupe du monde 1966). J'avais déjà le Dauphiné, là c'est Paris-Nice avec en plus le final au col d'Eze. Je me souviens de l'époque de Kelly, d'Indurain, ça ajoute encore au prestige."

Cette victoire, il la savoure d'autant plus qu'elle a tenu à une poignée de secondes. Assis sur un matelas pas franchement confortable de six secondes au départ de cet ultime chrono, Wiggins est resté jusqu'au bout sous la menace de Lieuwe Westra, l'invité surprise dans la cour des grands. "C’était très dur, admet-il. Nous n’avions que six secondes de différence, et je savais très bien que Westra est un bon grimpeur, il l’a prouvé sur l’étape de Mende. Il y avait bien des portions un peu plus planes sur le parcours, mais c’était quand même très difficile." Au final, il devance le Néerlandais de huit petites secondes. Huit secondes pour un grand bonheur et "un grand honneur", dixit le vainqueur.

"Je peux encore m'améliorer"

Mais en filigrane, derrière son triomphe niçois, c'est évidemment le Tour de France qui se dessine. Au-delà de l'objectif en lui-même, gagner Paris-Nice, c'était un moyen d'adresser un message de crainte à tous ses adversaires, et un autre, d'espoir, pour lui et son équipe. "Pour mes équipiers, c'était bien de me voir prendre le maillot jaune et le défendre, poursuit le leader du Team Sky. C'est bon pour la confiance, ils sont à cent pour cent derrière moi. Quand on arrive en juillet, du coup, il n'y a pas de questions sur ce qu'on peut faire." Et Wiggins, lui, sait ce qu'il peut faire au mois de juillet. Surtout, il sait comment le faire.

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Ce Tour, Wiggins en sera très probablement un des principaux favoris. Qui sait? C'est peut-être son année. Surtout avec ces 100 kilomètres de contre-la-montre. Sa grande spécialité. "Le parcours, cette année, est meilleur pour moi que ceux des deux années précédentes", concède-t-il. Alors, il y croit et il ne le cache pas. "J'ai déjà fait quatrième du Tour et troisième de la Vuelta, c'est sûr je suis avec les meilleurs. Je ne sais pas si je suis le favori, il reste encore quatre mois. Disons que je suis dans les cinq qui peuvent faire quelque chose au Tour." Il n'y avait pas vraiment de raisons d'en douter avant ce Paris-Nice. Mais la cote de Wiggins n'a sans doute jamais été aussi haute.

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