Paris-Nice, pour bien lancer la saison...

Première grosse difficulté de la saison, la "course au soleil" offre cette année un parcours un peu plus "facile" que d'habitude. Ce qui laisse la porte ouverte à plus prétendants...

Eurosport

Crédit: Eurosport

Course convoitée par nombreux coureurs, Paris-Nice, ouvre véritablment la saison cyclsite. La "course au soleil" qui commence dimanche par un court prologue à Houilles (Yvelines, région parisienne), arpentera 1174km pour s'achever sur un contre-la-montre au Col d'Eze.
Avec un parcours plus facile que les années précédentes, cette édition de Paris-Nice, laisse la porte ouverte à de nombreux coureurs. "Le parcours me convient", affirme Van Garderen. Il évoque les premières étapes destinées aux sprinteurs et susceptibles d'être bouleversées par la météo (attention aux bordures !), l'arrivée au sommet vendredi prochain à la Montagne de Lure, dans le décor sublime de la Haute-Provence où l'Espagnol Alberto Contador s'était imposé en 2009, le contre-la-montre du col d'Eze enfin.
"L'équipe BMC est totalement dédiée à Tejay", insiste son responsable John Lelangue qui a retenu le champion du monde, le Belge Philippe Gilbert, dans son groupe. Le Wallon, discret jusqu'à présent tant au Tour Down Under en Australie qu'au Tour d'Oman, est déjà tourné vers les classiques tout comme son alter ego d'Omega Pharma, son compatriote Tom Boonen, et le dernier vainqueur de Milan-Sanremo, l'Australien Simon Gerrans (Orica), qui utilise Paris-Nice pour un test grand format.
"L'une des courses les plus dures de la saison"
D'autres visent le classement général, tels les Français Arnold Jeannesson (6e en 2012) et Jean-Christophe Péraud, soulagé d'avoir enlevé le mois passé sa première victoire "pro" au sommet du Faron. Ils ont les qualités pour s'illustrer sur les routes menant vers la Côte d'Azur, comme l'ont fait ces dernières années deux habitués, Sylvain Chavanel et Thomas Voeckler, présents une nouvelle fois dans le peloton qui se retrouve à Houilles à l'ouest de la région parisienne. Traditionnellement éprouvante -"l'une des courses les plus dures de la saison", estime Gerrans- et indécise, l'épreuve s'ouvre bien plus que l'an passé quand elle avait été cadenassée par l'équipe Sky de Wiggins, prélude à son outrancière domination du Tour de France. Le dauphin du Britannique, le Néerlandais Lieuwe Westra (2e à 8" en 2012), s'est préparé pour un rendez-vous qui entre dans ses cordes. A l'instar de Robert Gesink, porte-drapeau de la nouvelle génération (Kelderman, Kruijswijk) d'un cyclisme néerlandais qui revisite actuellement sa récente histoire marquée par le dopage.
Vingt-trois équipes sont engagées, une de plus que l'an passé en raison de la décision tardive de l'Union cycliste internationale de porter à 19 l'effectif de la première division (WorldTour). Les organisateurs (ASO) avaient déjà décerné leurs quatre invitations à des équipes toutes candidates également à une sélection pour le Tour. Pour IAM (Haussler, Lövkvist) et Sojasun (Hivert, Simon), en concurrence ouverte, la semaine est capitale.
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