Paris-Nice: SOS leaders disparus

Paris-Nice, la "course au soleil", qui commence dimanche par un court prologue à Houilles cherche son favori pour la succession du Britannique Bradley Wiggins à l'arrivée, une semaine plus tard, au col d'Eze. En l'absence de grands noms, la plus importante épreuve par étapes du début de saison s'offre aux ambitieux.

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Crédit: Eurosport

La course au soleil paraît bien pâle cette année. Les prétendants aux grands tours et autres noms du cyclisme international semblent s'être donné le mot et ont déserté Paris-Nice. Bilan, le plateau de coureurs proposés cette année n'a rien à voir avec celui des éditions précédentes. Contador, Froome, Nibali et Evans (pour ne citer qu'eux) ont délaissé les routes françaises pour se rejoindre sous le soleil italien lors de Tirreno-Adriatico.
Même si la dolce vita est un sérieux atout pour Tirreno, Sylvain Chavanel, qui a lui choisi de participer à Paris-Nice, pense que l'exode des gros braquets s'explique en partie par le parcours plus facile proposé cette année par la course française. "Contador et les autres sont des grimpeurs, il leur faut de grosses difficultés, a expliqué le coureur français. On a eu des Paris-Nice où l'on montait le Mont Ventoux, donc des Paris-Nice beaucoup plus durs". Un parcours qui ouvre la course à la concurrence et une météo un peu hasardeuse à cette période de l'année, voilà de quoi décourager les stars du peloton. "Les conditions climatiques ne sont pas forcément bonnes sur Paris-Nice, a ajouté Chavanel. On a eu beaucoup de neige ces derniers temps, donc il faut voir si les routes seront dégagées. Il peut aussi y avoir des étapes annulées si ça rechute car on va approcher du Massif central. C'est pour ça aussi que les coureurs choisissent l'Italie où les températures sont un peu plus clémentes".
Contador veut courir Tirreno pour gagner
Mais pour Philippe Mauduit, directeur sportif de SaxoBank Tinkoff, "beaucoup de coureurs avaient déjà fait le choix de participer à Tirreno avant de connaître le parcours""Alberto Contador nous avait exprimé son souhait de courir en Italie dès le mois de novembre", a expliqué le directeur sportif. C'est-à-dire bien avant de connaître le parcours des deux courses. "Alberto a déjà gagné Paris-Nice plusieurs fois (2007 et 2011), il connait la course, a retracé Mauduit. Il aime sincèrement l'Italie. Il a déjà fait Tirreno, mais il veut participer à une course qu'il n'a pas encore gagnée. Il va tout faire pour gagner. Mais bon c'est sûr, si le parcours de Paris-Nice avait été plus compliqué, on aurait certainement changé notre fusil d'épaule".
Cette année, Paris-Nice misera sur des surprises pour avoir un réel écho sur la scène internationale. Tirreno-Adriatico quant à elle, sera sous les feux de la rampe, assurément. Avec quasiment le même plateau qu'au Tour d'Oman, ce sera une course relevée digne des plus grands Tours qui se déroulera en Italie. Le couteau entre les dents, les cadors rêvent d'une victoire qui leur assurerait d'être en plein pic de forme, mais qui ne leur garantirait pas pour autant le succès sur la Grande Boucle, le Giro ou la Vuelta. Depuis la création de Tirreno-Adriatico en 1966, seul Cadel Evans (BMC) s'est imposé sur l'épreuve italienne et sur un grand tour en 2011. Alors que ces trente dernières années, cinq coureurs ont remporté Paris-Nice avant de s'adjuger une course de trois semaines.
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