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Sylvain Chavanel: "Je veux qu'on parle de moi" sur Paris-Nice

Chavanel: "Je veux qu'on parle de moi"
Par Eurosport

Le 02/03/2013 à 14:41Mis à jour Le 03/03/2013 à 10:46

Souvent placé mais jamais vainqueur sur Paris-Nice, Sylvain Chavanel compte bien changer la donne sur cette édition 2013 qui débute ce dimanche (13h45). Avec une édition moins exigeante que les années précédentes, le Français assure que "le parcours peut lui convenir".

Comment se présente ce Paris-Nice pour vous?

S.C. : J'aborde Paris-Nice en étant serein et dans de bonnes dispositions. Les sensations sont là. J'espère juste ne pas tomber malade, car l'année dernière j'étais mal toute la semaine et j'ai quand même réussi à finir huitième au général. Donc je vais essayer de faire aussi bien.

Vous entrez dans une période importante de votre saison. Comment gérez-vous cette période en termes de pic de forme?

S.C : Paris-Nice lance véritablement la saison et la période de classiques pour moi. C'est une course à étape de sept jours où l'on fait cinq heures de selle par jour. Moi j'ai une période importante qui est la période des classiques jusqu'à Paris-Roubaix (7 avril). Donc il faut que je maintienne une forme au plus haut le plus longtemps possible. Un pic de forme, c'est très dur de le garder longtemps, moi j'essaye d'être un peu en-dessous de mon pic, mais de le garder de façon un peu plus durable.

Jusqu'ici, votre bilan 2013 vous satisfait-il?

S.C. : Le bilan des courses est assez lointain. J'ai commencé en Argentine (23e au Tour de San Luis du 21 au 27 Janvier). Ensuite j'ai fait un bon bloc de travail et j'ai enchaîné sur un stage avec l'équipe. Et après j'ai participé au Tour d'Algarve, où c'était trois jours particulièrement durs car il y avait beaucoup de dénivelé aussi. Sur cette dernière course, j'ai senti que je commençais à monter en pression. J'ai travaillé pour l'équipe, pour Tony Martin (qui s'est imposé) et Michal Kwiatkowski (deuxième) afin de les placer avant les difficultés.  Et enfin, mon premier grand rendez-vous a été Het Nieuwsblad où j'ai terminé septième et je me suis senti beaucoup mieux que les années précédentes, ce qui me met aussi en confiance pour la suite.

Quel sera votre objectif cette année sur Paris-Nice?

S.C : L'objectif sera d'être le meilleur possible. Une place au général et une victoire d'étape, ce serait bien. C'est ce que j'ai réussi à faire il y a quelques années, donc j'espère faire à peu près la même chose. Je fais partie des têtes d'affiche de l'équipe sur cette course. Je veux être acteur sur Paris-Nice et qu'on parle de moi.

Vous avez aussi une équipe qui peut être offensive sur tous les terrains...

S.C. : Pour l'équipe, l'objectif est de gagner des étapes. Après on a deux cartes à jouer pour le classement général: Peter Velits et moi-même. On va essayer de faire bien et c'est vrai qu'on est une équipe complète qui peut être compétitive. Le parcours de cette édition n'est pas très difficile comparé à celui des années précédentes où c'était un peu plus dur. Là, on a un Paris-Nice avec des étapes où il va y avoir des bordures, et où il n'y a pas de grosses difficultés. Quand on regarde, ça commence par un prologue d'un peu moins de 3km, donc c'est très court, ensuite il y a le Col d'Eze certes, mais qui fait neuf kilomètres, donc ce n'est pas insurmontable, et il y a une arrivée au sommet, qui est la montagne de Lure et qui n'est pas un des plus gros cols que l'on connait. Donc je pense que c'est un parcours qui peut me convenir.

Quels coureurs pourraient prétendre au classement général?

S.C. : Moi, je ne vois qu'un seul coureur comme l'ultra-favori, c'est Tejay Van Garderen (BMC). Sur le Tour de San Luis, il a déjà démontré qu'il était vraiment très, très fort en terminant deuxième. Mais après il ne faut pas fermer la porte à d'autres coureurs. Comme ce n'est pas un parcours qui est ultra difficile non plus, la course peut être ouverte à pas mal de concurrents.

L'équipe Omega-Pharma Quick-Step est sur une bonne dynamique en ce début de saison. A 33 ans, vous sentez-vous encore à votre place?

S.C : Oui bien sûr, moi je me sens à ma place. Malgré mon âge, c'est vrai que j'ai beaucoup d'expérience. Quand je fais une rétrospective sur les années précédentes, je me dis que les années passent, mais je fais comme si c'était ma première année de vélo. J'ai toujours la flamme et l'envie de bien faire dans ce milieu.

Après Paris-Nice, ce ser ont les classiques. On imagine que vous n'y manquerez pas d'ambition…

S.C : Oui comme d'habitude, la période jusqu'à Paris-Roubaix est très importante pour l'équipe et pour moi-même. Toutes les classiques me font envie. Mais le Tour des Flandres et Paris-Roubaix sont deux courses que j'aime beaucoup car elles sortent de l'ordinaire. Il y a du spectacle du kilomètre 0 jusqu'à l'arrivée. Et c'est ce que j'aime. C'est vrai que sur Paris-Roubaix, j'ai eu moins de chance ces dernières années, car il y a deux ans de suite que je crève coup sur coup... donc je me dis "j'ai pas trop de chance, donc je me la mets de côté.

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