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Un chrono, une arrivée au sommet et peu de surprises : Paris-Nice maintient son schéma
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Publié 07/03/2019 à 21:40 GMT+1
PARIS-NICE – Comme c'est le cas depuis 2016, cette 77e édition de la Course au soleil devrait se jouer lors du contre-la-montre et, surtout, du week-end final. Laissant ainsi de moins en moins d’importance aux autres étapes, loin d’être potentiellement aussi piégeuses qu’elles pouvaient l’être il y a encore une dizaine d’années.
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Qu’il semble loin le temps où Paris-Nice recelait de nombreux pièges dans son début de semaine. Cette époque où le vent, la pluie et les bordures semblaient alors monnaie courante. Cette époque où les favoris à la victoire finale craignaient plus sûrement les premières étapes que les pourcentages le plus terribles de la Course au Soleil. Bien sûr, tout ça nécessite une part d’aide de la météo mais ce n’est pas un hasard s’il y avait eu des bordures en 2004, 2008, 2009 et 2010 mais une seule fois depuis, lors de la 1re étape de l’édition 2017, remportée par Arnaud Démare. Mais ce Paris-Nice 2019 ne semble pas à même de nous en offrir. Sauf incident, les favoris vivront un début d’épreuve tranquille lors des trois étapes purement adressées aux sprinteurs pour débuter.
Un chrono historique
Un schéma finalement très proche de l’an dernier avec trois étapes pour sprinteurs autour de Saint-Germain-en-Laye (1re), vers Bellegarde (2e) puis Moulins (3e) avant le premier temps fort. Il aura cette fois lieu sur la route de Pélussin avec le premier opus vallonné de cette édition 2019. Quatre ascensions de 2e catégorie ou plus sont ainsi au programme de cette 4e étape - dont la côte de Condrieu (1,9km à 8,5%), première montée de 1re catégorie de l’épreuve, - avant le faux-plat menant à la ligne d’arrivée. Sur le papier, pas de quoi voir une bagarre entre les cadors mais on ne jurera de rien sur une course aussi débridée que l’est historiquement Paris-Nice.
Mais la présence du contre-la-montre le lendemain (5e étape) devrait réfréner les ardeurs. D’autant que les organisateurs n’ont pas fait les choses à moitié avec un chrono de 25,5km tracé autour de Barbetane. Si la distance n’est pas effrayante en soi, elle représente pourtant une vraie rareté sur Paris-Nice puisque c’est tout simplement le deuxième plus long chrono de l’épreuve depuis plus de 50 ans, derrière celui de 2011 (27km). Malgré l’ascension de l’Abbaye de Saint-Michel de Frigolet (1km à 4%), le contre-la-montre ne sera pas du tout favorable aux grimpeurs, qui pourraient perdre plus d’une minute ce jour-là. Et peut-être toute chance de s’imposer.
Un week-end pour tout renverser
Au lendemain de ce premier jour-clé, la 6e étape semble elle destinée aux baroudeurs. En direction de Brignoles, le terrain sera sans doute trop vallonné pour y voir un sprinteur s’imposer avec deux côtes de 2e catégorie, dont une à 17,5km de l’arrivée, mais surtout les leaders voudront garder leurs forces intactes avant le week-end final, qui leur réservera un meilleur terrain de jeu. A commencer par l’étape de samedi, la seule avec une arrivée au sommet. Après Valdeblore La Colmiane en 2018, les coureurs s’affronteront cette fois le Col du Turini, inédit sur la Course au Soleil. Plus connue pour être le théâtre du rallye de Monte-Carlo, l’ascension préalpine est tout simplement la plus grosse ascension de l’épreuve depuis le Mont Ventoux avec ses 15km à 7,3%. Ces pentes offriront sans nul doute une grosse bagarre pour le maillot jaune d’autant qu’elles seront précédées de la côte de Pelasque (1re cat, 5,7km à 6,2%), dont le sommet n’est qu’à 6km du pied de Turini.
Entre sa longueur et son pourcentage, le Col de Turini a tout du juge de paix de la Course au Soleil. Mais, ces trois dernières années, l’ultime étape a toujours réservé son lot de suspense et on voit mal pourquoi cela changerait en 2019. D’autant que les organisateurs ont choisi de réitérer l’exact parcours de l’an dernier avec une étape de 110km passant par la côte de Levens (2e cat), la côte de Châteauneuf (2e cat) et le Col de Calaïson (2e cat) avant l’enchaînement de la côte de Peille (1re cat, 6,6km à 6,8%), du Col d’Eze (1re cat, 1,6km à 8,1%) avant de plonger vers Nice et la dernière ascension du Col des Quatre Chemins (2e cat, 5,5km à 5,5%). Un ultime opus pour renverser les positions établies comme l’avait tenté Contador en 2016 et 2017 et comme l’avait réussi Soler l’an dernier. Et garder le suspense jusqu’au bout de l’épreuve. Car, plus encore que la pluie, les bordures et la montagne, c'est ça l’essence de Paris-Nice.
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