Paris-Roubaix avec Tadej Pogacar ? La semaine la plus excitante de l'année

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Après un Tour des Flandres magnifique achevé sur une victoire de Tadej Pogacar, Paris-Roubaix est à l'horizon. Dans un peu moins d'une semaine, le Slovène sera au départ de l'Enfer du Nord, ce qui provoque beaucoup d'excitation tant cette venue soulève de questions et si peu de certitudes. Une bouffée d'air frais tant Pogacar rend habituellement ses courses si prévisibles.

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Accrochez vos ceintures. Après les coups de pétards de Milan-Sanremo et le feu d'artifice du Tour des Flandres, place à la Reine des classiques. Paris-Roubaix, ses pavés, sa poussière ou sa boue qui ont les faveurs des uns ou des autres, sa Trouée d'Arenberg, son Vélodrome… et son champion du monde. Tadej Pogacar n'est pas le premier maillot irisé à s'honorer de sa présence à Roubaix mais le Slovène sera accompagné d'un cortège de questions qu'on ne se pose nulle part ailleurs quand il s'agit de son auguste personne.
Voilà des années que le monde du cyclisme, en pâmoison (jusqu'à la saison dernière) devant les performances du Slovène, le harcèle d'interrogations autour de sa participation au troisième Monument de la saison. "Pogi", en bon gamin de son époque, en jouait sur les réseaux sociaux, se prenant par exemple en photo devant la mythique Trouée d'Arenberg. Un jeu qui prendra fin dimanche à Compiègne quand il s'élancera à l'assaut de son premier Enfer du Nord, trois ans après une découverte plus que probante du Tour des Flandres, deux après sa première victoire sur la demi-sœur de Paris-Roubaix. Une si longue attente. Durée réelle : trois ans. Ressentie ? Dix de plus. 

Sept jours et 1000 questions 

Il reste sept jours, et même un peu moins pour se poser mille questions, y répondre, en débattre et se faire tous les scénarios possibles dans la tête. A peu près 95% du temps, le peloton sait ce qu'il va se passer quand Pogacar est sur une course et qu'elle est suffisamment prestigieuse pour tout mettre en œuvre pour la gagner. Si vous ne savez pas encore, référez-vous à sa saison 2024 où seul Milan-Sanremo lui a échappé parmi la longue, la très longue liste de ses objectifs. Quand "Pogi" est là sur une grande épreuve, il la gagne pratiquement à chaque fois depuis dix-huit mois. Une bonne habitude pour lui, une mauvaise pour le cyclisme qui commence un peu à se lasser. 
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Dimanche, tout sera différent, le champion du monde redeviendra, le temps de quelques dizaines de kilomètres au moins, une énigme. Une énigme partielle, les indices semés dans les Flandres ou ailleurs, permettant d'imaginer une réponse mais une énigme quand même. Peut-être Pogacar règlera-t-il la question en s'en allant seul sur un secteur pavé ou ailleurs, peut-être explosera-t-il une fois la course totalement lancée à cent bornes de l'arrivée. Toutes les options sont sur la table. Pour une fois. 
Paris-Roubaix n'a pas besoin de Tadej Pogacar tant la Reine des classiques est unique dans le calendrier. Même le Tour des Flandres ne lui ressemble finalement qu'un peu seulement et pas une édition de l'Enfer du Nord ne part avec moins de prestige que les autres. On peut affirmer en revanche que celle qui arrive génère plus d'excitation que les précédentes. Qui sait vraiment comment Pogacar se débrouillera sur la Trouée d'Arenberg, Mons-en-Pévèle ou le Carrefour de l'Arbre ?  

La course la plus attendue de l'année 

Il a suffi d'une sortie publiée sur Strava, avec trois records de secteur à la clé, pour mettre le feu à la toile et le projeter déjà vainqueur facile d'une course qu'il va découvrir, à 26 printemps. On sait depuis que le leader des UAE faisait du derrière moto pour simuler un rythme très élevé. Sans doute pensait-il alors qu'il faudrait peut-être bien ça pour tenir la roue de son rival numéro un désormais, Mathieu Van der Poel, qui sera sur son terrain. 
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Son succès de dimanche sur le Tour des Flandres lui a permis de remettre la balle au centre pour 2025. Il avait pris un coup sur la carafe sur Milan-Sanremo, il l'a rendu sur les monts pavés de cette Belgique rurale et austère. Il mène d'une unité au total de victoires sur les cinq courses d'un jour les plus prestigieuses de la saison (8 Monuments à 7). Et s'il venait à l'emporter dimanche, il l'aura définitivement fait "à l'extérieur".  
A cette équation déjà alléchante, il convient d'ajouter Filippo Ganna, Jasper Philipsen ou Mads Pedersen qui ont tous raison de croire que dimanche sera peut être leur jour de gloire. On osera même citer un Wout van Aert ressuscité sur le Tour des Flandres et toujours plus à l'aise à Roubaix. Ajoutez-y la part de roulette russe qu'est l'Enfer du Nord et vous obtenez la course la plus attendue de l'année.
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