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Madiot:"Attention au vent"
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Publié 08/04/2005 à 16:40 GMT+2
Le double vainqueur de l'épreuve (1985 et 1991), amoureux de la "reine" au point de passer pour le passionné des pavés, a reconnu le Paris-Roubaix 2005 et ses nouveaux secteurs. Selon lui, le vent risque d'être un facteur déterminant de la 103e édition de
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La trouée d'Arenberg escamotée, Paris-Roubaix reste tout aussi difficile à cause de l'enchaînement des secteurs pavés au sud de Valenciennes, selon Marc Madiot, qui insiste sur le facteur vent pour évoquer la grande classique de dimanche.
Madiot, parole d'ancien vainqueur
Le double vainqueur de l'épreuve (1985 et 1991), amoureux de la "reine" au point de passer pour un intégriste des pavés, a déploré en janvier la disparition du parcours de la célèbre trouée. Mais, après la reconnaissance des nouveaux secteurs à laquelle il a procédé jeudi avec ses coureurs, il a admis avec franchise: "C'est digne de Paris-Roubaix !"
"Il y a beaucoup de faux-plats sur ces secteurs qui sont presque tout le long à découvert", souligne l'ancien champion. "Les routes d'accès sont étroites et très sinueuses. Il y aura du dégât très rapidement".
Pour symbole involontaire, un calvaire est placé au pied de la côte du Buat, une innovation de cette 103e édition. Après une descente dans le bas du vallon, la route s'élève sur quelque 400 mètres et se prolonge par un long faux-plat.
"Tout va dépendre du vent. Evidemment, s'il y a vent de face, cela ne servira à rien. Mais l'écrémage risque d'être plus important que les autres années", analyse Marc Madiot en songeant aux secteurs suivants une quinzaine de kilomètres plus loin.
"Les pavés, c'est usant"
D'Aulnoy-lez-Valenciennes à Maing, les coureurs doivent affronter 9300 mètres de pavés en moins de 13 kilomètres. "C'est long et usant surtout s'il y a du vent. Je le répète, davantage que la difficulté de telle ou telle zone, c'est le vent qui va peser sur le type de la course", commente Marc Madiot.
De ces chemins verdoyants situés au sud de Valenciennes, aux portes du parc régional de l'Avesnois, l'actuel directeur sportif de l'équipe Française des Jeux garde un souvenir douloureux, synonyme de fin de carrière pour lui.
En 1994, du côté de Famars, il avait abandonné sur chute, après un accrochage avec le Canadien Steve Bauer, son dernier Paris-Roubaix. La hanche gauche touchée (fracture du trochanter), il s'était retrouvé à l'hôpital de Valenciennes où il avait assisté devant un écran de télévision à la fin de la course.
"Si j'ai bien compris, Arenberg reviendra l'an prochain", conclut l'aîné des Madiot, décidément insatiable. "Ces nouveaux secteurs, plus Arenberg, ce serait parfait".
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