Eurosport
Cancellara, mention bien
Par
Publié 16/04/2008 à 13:15 GMT+2
Déçu de n'avoir pu épingler un deuxième sacre à Roubaix, où il a dû céder devant la pointe de vitesse de Tom Boonen, Fabian Cancellara est tout de même satisfait d'avoir répondu présent dimanche.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Une deuxième place sur Paris-Roubaix, personne ne peut cracher dessus. Même quand on s'appelle Fabian Cancellera, qu'on a triomphé sur le vélodrome nordiste deux ans auparavant, ou sur Milan-San Remo il n'y a même pas un mois. Certes, le géant suisse se sentait si fort sur son terrain de prédilection qu'il nourrit une pointe de regret, mais la satisfaction l'emporte largement. "Je suis très, très content de cette deuxième place, lance-t-il. Bien sûr, j'étais venu pour gagner mais avec cette deuxième place à Roubaix et la première à Sanremo, je peux dire que j'ai été un des coureurs les plus forts de la première partie de saison."
Dans l'absolu, on s'attendait plutôt à le voir triompher à Roubaix qu'en Italie, mais Cancellara sort de cette première partie de saison avec la conviction que, désormais, il peut s'imposer pratiquement partout. Comme il n'a encore que 27 ans, il lui reste quelques années pour se tailler un palmarès exceptionnel. Tel qu'il se présente aujourd'hui, le voilà déjà très présentable après ce printemps bien rempli. "Gagner l'une de ces classiques, c'est déjà pas facile, alors obtenir une deuxième place en plus, c'est très satisfaisant. C'est plus que bien", souligne-t-il.
"C'est du beau cyclisme"
Finalement, le Tour des Flandres, dont il avait secrètement fait son principal objectif du mois d'avril, a viré au fiasco. Pas dans son assiette, peut-être un peu trop sous pression, il ne tournait pas Ronde ce jour-là. "Je n'étais pas à 100%, dès le début j'ai compris que les sensations n'étaient pas bonnes", avoue le Bernois. Incontestablement, il avait retrouvé un bien meilleur feeling sur le chemin de Roubaix, où il ne lui a manqué qu'un peu de fraicheur et de vitesse dans le sprint final. Mais que faire dans ce genre de circonstances face à Boonen? " J'avais des crampes sur la fin, mais je ne regrette rien de toute façon", reprend le champion du monde du contre-la-montre.
La star de l'équipe CSC n'a effectivement rien à se reprocher sur son Paris-Roubaix. Puissant, attentif, intelligent, il a couru comme il devait le faire, tout comme l'ensemble de l'équipe scandinave, qui a tenu son rang. "Mon équipe a très bien couru, estime Cancellara. Quand O'Grady et Devolder étaient devant tous les deux, c'était à Hoste et Van Summeren de faire le travail. Mais ils étaient visiblement fatigués, c'était donc à Tom (Boonen) et à moi d'attaquer. C'est le jeu." Boonen, voilà bien le seul os que le Suisse n'a pas pu ronger dimanche.
La rivalité entre les deux hommes qui viennent de remporter trois des quatre dernières éditions a de bonnes chances de se prolonger dans les saisons à venir sur la Reine des Classiques. Ils étaient les deux grandissimes favoris, ils n'ont pas déçu. Visiblement, malgré sa "défaite" au sprint face au Belge, Cancellara a pris autant de plaisir qu'il en a donné. "Boonen et moi étions les deux grands favoris, tout le monde nous regardait et on était encore là à la fin. Tom est un grand champion. Nous étions les plus forts devant. J'ai pensé que ça se jouerait sur le vélodrome. On le méritait. C'est du beau cyclisme." On ne le contredira pas.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité