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"Plus fort qu'en 2005"
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Publié 14/04/2008 à 11:30 GMT+2
Sevré d'un succès majeur dans les classiques depuis deux saisons, le Belge Tom Boonen savoure à sa juste valeur sa deuxième victoire dans Paris-Roubaix. Le patron est de retour au premier plan, même s'il n'a jamais vraiment disparu de la circulation.
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Racontez-nous votre final à trois...
Tom BOONEN : Vu la configuration de la course, c'était le premier de nous trois qui faisait la première bonne attaque qui allait l'emporter, car derrière nous, les cinq autres (O'Grady, Maaskant, Hoste, Devolder et Van Summeren, ndlr) n'allaient pas rouler avec Hoste dans la roue. Dans cette course, tu dois attendre le carrefour de l'Arbre, c'est après que se décide qui gagne et qui perd. J'ai vu que Cancellara attaquait mais un peu mollement, Ballan a essayé aussi et après c'est moi qui ai donné un tempo plus fort.
Une fois sur le Vélodrome, vous aviez fait le plus dur...
T.B. : Je sais que j'ai attaqué au bon moment. Je pense que j'étais le plus frais pour le sprint. Je tenais à entrer dans le vélodrome en dernière position et dans la ligne droite, je n'ai pas regardé derrière moi. Après la course, Cancellara m'a dit qu'il avait les muscles crampés sur le final.
Il a été dit que vous aviez perdu un peu de motivation des derniers temps...
T.B. : Je suis toujours très motivé pour les grosses courses, spécialement pour les Flandres et Roubaix, mes deux préférées, mais aussi Milan-Sanremo. Et je fais toujours tout pour les gagner. Au total, j'en suis déjà à six victoires. Combien de coureurs dans le peloton peuvent en dire autant ? Ce succès me rend maintenant plus relax pour le reste de la saison.
Toute cette pression médiatique autour de vous a-t-elle été un surcroît de motivation ?
T.B. : La pression autour de moi ces temps-ci ne m'a pas spécialement motivé même si c'est toujours agréable de gagner une course dans un contexte de forte pression. C'est la récompense de beaucoup de travail, un soulagement. Cela faisait trois mois que je pensais à cette course, que j'imaginais ce qui pourrait s'y passer et comment. Tu t'entraînes pour ça, tu vis pour ça, tu y penses tout le temps. Donc maintenant, je vais pouvoir me sortir toutes ces choses de la tête et ça me rend heureux.
Comment situez-vous cette victoire par rapport celle de 2005 ?
T.B. : C'est différent. En 2005, je gagne Paris-Roubaix une semaine après le Tour des Flandres. Mais aujourd'hui, l'explosion de joie à l'arrivée est plus forte encore qu'en 2005 parce que ça faisait bien longtemps que je n'avais pas gagné une course de cet acabit (depuis le Tour des Flandres 2006, ndlr).
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