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Van Avermaet, le tour de force

Van Avermaet, le tour de force
Par Eurosport

Le 09/10/2011 à 13:24Mis à jour Le 09/10/2011 à 22:38

Le Belge Greg Van Avermaet (BMC) a remporté Paris-Tours après avoir réglé au sprint son dernier compagnon d'échappée Marco Marcato (Vacansoleil). Le peloton, éclaté en plusieurs groupes par des coups de bordure, s'est fait piéger.

PARIS-TOURS

Un contre parfaitement négocié, la roue de Marcato (Vacansoleil), l'homme le plus costaud du groupe de tête, pour s'envoler, et un sprint parfaitement négocié. Greg Van Avermaet (BMC) a construit à la perfection le plus beau succès de sa carrière en enlevant Paris-Tours. Entre opportunisme et intelligence de course. Le Belge a profité de sa bonne pointe de vitesse pour régler Marcato au bout de l'avenue de Grammont. Il n'y avait rien à faire pour l'Italien, sans doute plus fort ce dimanche mais qui n'a pas su décrocher le lauréat du jour. Les deux hommes sont sortis à 11 kilomètres du terme, en contre derrière Arnaud Gerard (FDJ). Tous ces coureurs ont fait partie d'un coup de 22 coureurs qui a pris le meilleur sur un peloton piégé par de nombreux coups de bordures. Privés de nombreux coéquipiers, les favoris, Mark Cavendish (HTC) en tête, ont assisté impuissants à un scénario inattendu.

Cette conclusion surprenante et à l'image de cette course totalement débridée. Dès le départ, sept hommes se sont échappés. Il s'agit de Rony Martias (Saur Sojasun), William Clarke (Leopard Trek), David Boucher (Omega Pharma Lotto), Sebastien Delfosse (Landbouwkrediet), Rubens Bertogliati (Team Type 1), Jurgen van Goolen (Veranda's Willems) et Andreas Klier (Garmin-Cervelo). Ils ont compté près de dix minutes avant que le peloton accélère petit à petit et explose après plusieurs coups de bordures à plus de 100 kilomètres du final de ce Paris-Tours. Les détonateurs de cette course débridée ont été repris à moins de 60 km de l'arrivée par un groupe de 13 hommes où se trouvait le futur vainqueur Van Avermaet (BMC). Derrière, le peloton des favoris, avec le champion du monde 2011, Cavendish, a tenté de revenir mais n'a jamais réussi a comblé le maigre retard sur les échappés (entre 1' et 1'40"). Gilbert, double vainqueur de l'épreuve en 2008 et 2009, Chavanel (Quick Step) ou encore Dumoulin (Cofidis) sont partis en contre, en vain.

Souvent placé

Avec plus d'1'40 d'avance à près de 20 km de l'arrivée et au vu de l'attitude du peloton totalement désorganisé, il était désormais certain que la victoire allait se jouer entre les 20 coureurs aux avant-postes. L'attaque d'Arnaud Gérard (FDJ) à 15 kilomètres de l'arrivée a fait exploser le groupe de tête. Marcato et Van Avermaet, partis en contre derrière le coureur tricolore, ont déposé Arnaud Gérard. Le Français de la FDJ a ensuite essayé d'aider son coéquipier Delage mais il n'avait plus les jambes. Mais les Français signent malgré tout un beau tir groupé : Bodrogi termine 5e et devance d'un rien Delage (6e), Lequatre (7e) et Gérard (10e).

Avec le succès de Van Avermaet, la Belgique peut se targuer de compter 40 succès dans cette épreuve. C'est surtout la concrétisation du potentiel de ce coureur de 26 ans qui a si souvent brillé cette saison. Il a remporté une victoire d'étape dans le Tour de Wallonie et dans le Tour d'Autriche. Il a surtout fait mieux en se plaçant dans le Top 10 à trois reprises d'illustres classiques : 3e de la Clasica San Sebastian, 7e de Liège-Bastogne-Liège et 9e lors de Milan-San Remo. Il lui manquait une belle victoire sur une course d'un jour à son palmarés. C'est chose faite.

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