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Bouhanni, le show final ?

Bouhanni, le show final ?
Par Eurosport

Le 06/10/2012 à 17:38Mis à jour Le 06/10/2012 à 17:41

Le champion de France Nacer Bouhanni espère le K.-O., dimanche, au bout des mètres de l'avenue de Grammont qui sert de cadre final à Paris-Tours, la dernière classique de la saison longue de 235,5 kilomètres.

Passionné de boxe, un sport qu'il continue à pratiquer l'hiver, Nacer Bouhanni fait de la course organisée par ASO son grand objectif de fin de saison. A la différence de nombre de sprinteurs déjà en vacances, au point de s'interroger sur le pouvoir d'attraction de l'épreuve qui n'est plus inscrite depuis plusieurs années au circuit mondial (WorldTour).

Au départ de Châteauneuf-en-Thymerais, une bourgade de la Beauce aux confins du Perche, Bouhanni retrouve principalement l'Allemand John Degenkolb. Depuis la mi-août, les deux hommes ne se quittent pratiquement plus. A la Vuelta, Degenkolb a régulièrement pris le dessus. Il a gagné cinq étapes, quatre d'entre elles avant que Bouhanni abandonne dans la 13e étape. Mais, cette semaine, le Français a devancé à deux reprises l'Allemand... pour la deuxième place (Binche-Tournai-Binche et Paris-Bourges). Avec sept victoires à son compteur et neuf (!) deuxièmes places, Bouhanni a passé cette année la vitesse supérieure alors qu'il n'en est qu'à sa deuxième saison chez les "pros".

Grammont et l'Alpe d'Huez

Pour le titre national, le jeune Lorrain (22 ans) a devancé son coéquipier de la FDJ-BigMat, Arnaud Démare, son grand rival depuis la catégorie des juniors. Mais il lui manque encore le succès de niveau international que Démare a conquis à Hambourg (Cyclassics) en août dernier. Paris-Tours vient à point pour le champion de France, dont l'énergie est à même de catalyser ses équipiers. "J'y pense depuis le début de l'année, c'est une course qui me fait rêver", avoue Bouhanni, sensible à cette classique typée sprinteurs bien que les finisseurs aient leur chance, comme l'ont démontré les Belges Philippe Gilbert (2008 et 2009) puis Greg Van Avermaet voici douze mois.

Le changement de parcours provoqué l'an dernier par la mise en place du tramway dans l'agglomération tourangelle joue à la fois pour et contre les sprinteurs. En leur faveur, un final moins bosselé, plus facile à contrôler pour les équipiers. En contre-partie, la majestueuse ligne droite d'arrivée, l'avenue de Grammont, ramenée de 2600 mètres à 800 mètres (140 m de plus que l'an dernier toutefois). "Grammont, l'Alpe d'Huez des sprinteurs", la formule prononcée jadis par Tom Boonen, peine à justifier cette appellation. Le Belge n'a jamais gagné Paris-Tours mais il s'est imposé dans la ville à l'occasion d'une étape du Tour de France en 2005. Il se dit d'ailleurs que la prochaine Grande Boucle fera de nouveau étape à Tours en juillet prochain à l'occasion de sa centième édition. Comme un hommage à une course qui mérite, de l'avis de Philippe Gilbert (le champion du monde 2012 avait épinglé sa première classique sur l'avenue de Grammont), un peu plus de considération.

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