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Le tour de Marcato

Le tour de Marcato
Par Eurosport

Le 07/10/2012 à 15:47Mis à jour Le 07/10/2012 à 16:52

Deuxième l'an passé, Marco Marcato a dompté la 106e édition de Paris-Tours pour remporter sa première grande classique en dominant ses compagnons d'échappée Niki Terpstra et Laurens De Vreese. John Degenkolb échoue à la quatrième place de la classique des feuilles mortes.

Cette fois, il n'a pas manqué la cible. Devancé au sprint par Greg Van Avermaet en 2011, Marco Marcato a conclu victorieusement l'offensive lancée dans le final de la 106e édition de Paris-Tours. L'Italien de la Vacansoleil est sorti dans le final d'une course extrêmement rapide et a fait la différence avec le champion des Pays-Bas Niki Terpstra (Omega Pharma-Quick Step) et Laurens De Vreese (Topsport Vlaanderen). Souvent en vue dans les classiques (tops 10 sur l'Amstel Gold Race, le Grand Prix de Plouay ou encore à Hambourg), Marcato signe là "la victoire la plus importante de (sa) carrière", à 28 ans. "J'ai vu Terpstra attaquer et j'ai vu aussi que bon nombre de coureurs avaient l'air fatigué pour pouvoir revenir sur une échappée. Maintenant, je peux partir en vacances l'esprit léger", a-t-il expliqué à l'arrivée.

Le vent, de force modérée mais soufflant dans un sens favorable, a aidé le coureurs à rouler très vite, de Châteaneuf-en-Thymerais à Tours (235,5 km), pour rallier l'arrivée avec un quart d'heure d'avance sur l'horaire le plus favorable. Marcato a même signé un record de vitesse dans les classiques cyclistes, à 48,629 km/h. Une échappée de onze coureurs lancée à l'initiative du Français Sylvain Chavanel a ouvert la course dès les premiers kilomètres. Le groupe a compté quatre minutes d'avance et a été repris seulement à une trentaine de kilomètres de l'arrivée, à l'exception du Danois Michael Morkov qui a prolongé son échappée jusqu'aux 17 derniers kilomètres lorsqu'il a été rejoint par un groupe de contre-attaquants.

Marcato, Terpstra et De Vreese sont sortis de ce groupe dans le haut de la côte de Beausoleil, à moins de 10 kilomètres de la ligne, pour conserver une avance suffisante dans le final sinueux. Leur effort a permis d'écarter les sprinteurs, piégés dans un peloton désorganisé. Le plus en verve d'entree eux, John Degenkolb (Argos Shimano) a même dû prendre ses responsabilités, en sortant à la poursuite des fuyards, mais l'Allemand a échoué à moins de dix secondes des hommes de tête. Il devance le Français Laurent Pichon et Greg Van Avermaet, vainqueur sortant.

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