C'est la deuxième fois que le coureur et son avocat, Massimo Martelli, étaient entendus par le procureur antidopage du Comité national olympique italien (CONI), Francesco Cosenza. "Le procureur a mené des investigations qui, de notre point de vue, sont positives, a déclaré M. Martelli au terme d'une heure d'audition. Il a fait de nouvelles demandes à Ivan Basso, et celles-ci ont été satisfaites de manière exhaustive. Ivan a demandé le classement du dossier", précise l'avocat. Le procureur a de son côté précisé qu'il prendrait le "temps nécessaire pour décider".

De son côté le coureur est sorti de son silence de l'été pour faire le point sur sa situation. "Cela fait quatre mois que je suis dans une situation extrêmement inconfortable. Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste, je suis tranquille comme je l'ai toujours été. Pour le moment, rien n'a changé. Je suis à l'arrêt mais je suis toujours un coureur de la CSC. Je suis prêt, je pourrai recourir dès demain, je m'entraîne pour cela, avec la même intensité que d'habitude", a-t-il poursuivi en ajoutant: "Je pense qu'au terme de la procédure devant le Coni, j'aurais une rencontre avec les dirigeants de l'équipe pour parler du futur."

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Basso refuse l'examen sanguin

Interrogé sur les déclarations de son directeur sportif Bjarne Riis à un journal danois ("J'ai du mal à envisager un avenir pour Basso chez CSC à moins qu'il ne soit blanchi totalement" ), l'Italien a répondu: "Ce n'est pas ce que m'a dit Bjarne au téléphone". "Le plus important pour nous, c'est la décision que prendra le Tribunal arbitral du sport ou l'Agence mondiale antidopage, a cependant avoué le responsable presse de la CSC, Bryan Nygaard, présent à Rome. Sous-entendant que l'éventuel classement du dossier par le Coni ne sera pas suffisant pour permettre à Basso de recourir sous les couleurs de l'équipe.

Ivan Basso a en revanche réaffirmé son refus de se soumettre à un examen qui permettrait de déterminer si, parmi des poches de sang saisies par les enquêteurs en Espagne, certaines d'entre elles contiendraient le sien. Pour son avocat, son client sera mis hors de cause. "Nous avons prouvé que les documents envoyés par l'UCI posent de gros problèmes de correspondance avec la réalité. Nous avons déposé un document par lequel le juge de Madrid affirme qu'Ivan Basso n'est ni impliqué, ni accusé, ni mis en examen, dans aucune action civile ou pénale sur le territoire espagnol" . La bataille juridique ne fait que commencer...

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