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High Road, la nouvelle ère
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Publié 12/12/2007 à 13:00 GMT+1
Le Team High Road, ex T-Mobile, a présenté son programme antidopage interne pour la saison à venir. Objectif : faire oublier une année noire, marquée par des scandales de dopage à répétition. Une initiative saluée par les instances internationales mais dé
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Tourner la page au plus vite. En présentant, lundi, son plan antidopage interne, le Team High Road veut en finir avec les démons du passé. "C'est le programme le plus complet (du peloton)" estime dans un communiqué Bob Stapleton, patron de la nouvelle équipe, l'un des rares rescapés du naufrage de T-Mobile. Ce contrôle interne sera confié à l'agence californienne privée, Agency for Cycling Ethics (ACE), qui opèrera au minimum 26 contrôles sanguins et urinaires inopinés par saison sur chaque coureur.
Les résultats seront ensuite envoyés à la direction du Team High Road, à l'Union cycliste internationale (UCI) et à l'Agence mondiale antidopage (AMA). Ces dernières saluent l'initiative du Team. "Nous ne pouvons qu'encourager les équipes qui s'engagent à promouvoir un sport propre et qui prennent leurs responsabilités dans ce sens" affirme Elizabeth Hunter, directrice de la communication de l'AMA. "High Road a besoin de faire quelque chose de plus que les autres en raison des affaires qui ont touché son prédécesseur" analyse pour sa part Anne Gripper, manager du département antidopage de l'UCI.
Colère dans le peloton
La bonne foi du Team High Road et de son patron Bob Stapleton ne font pas l'unanimité dans le monde du cyclisme. "Mes coureurs j'en suis garant et je n'ai pas besoin d'une société privée pour les surveiller" affirme Jean-René Bernaudeau, manager général de l'équipe Bouygues Télécom. "C'est comme si l'on payait une société privée pour ne plus avoir de contrôles positifs" s'insurge-t-il.
Stapleton semble avoir perdu de sa crédibilité suite aux révélations de son coureur allemand Patrick Sinkewitz, contrôlé positif sur le dernier Tour de France, lequel a jeté le doute sur son coéquipier australien Michael Rogers et sur le reste de l'encadrement. "Nous sommes convaincus de sa bonne volonté dans la lutte contre le dopage. L'année dernière, il a tout fait pour changer son équipe et il ne renoncera pas" estime Anne Gripper.
Le Team High Road devra néanmoins, comme le reste des équipes, se soumettre aux tests de l'UCI et participer à l'élaboration, à partir de janvier 2008, du passeport sanguin pour permettre de tracer biologiquement chaque coureur tout au long de sa carrière. Le programme présenté lundi reste un plan interne. "Nous avons commencé les premiers tests en octobre et nous sommes satisfaits de voir que nos coureurs comprennent l'importance de ces mesures" a indiqué Bob Stapleton. Un geste avant tout symbolique pour se donner bonne conscience dans un sport qui en manque cruellement.
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