Tirreno-Adriatico (2e étape) I "Il n’a pas été souverain" : Mathieu Van der Poel (Alpecin-Premier Tech), la victoire paradoxale
Par Vincent Bregevin
Mis à jour 10/03/2026 à 20:46 GMT+1
Ce n’était pas la masterclass de l’Omloop Nieuwsblad. Mais c’est le même résultat. Mathieu van der Poel est sorti vainqueur d’un final animé pour s’imposer mardi, sur la 2e étape de Tirreno-Adriatico. Un succès paradoxal. Il traduit la supériorité du Néerlandais sur une course qui lui était taillée sur mesure. Tout en laissant place à l’ombre d’un doute à l’approche de Milan-Sanremo.
Van der Poel a grimacé, mais il a dompté les jeunes loups : le final en vidéo
Video credit: Eurosport
C’était une petite classique. Avec un secteur empierré avant une arrivée punchy dans les ruelles de San Gimignano, et de la pluie pour rendre le tout glissant à souhait et ajouter un peu de piment dans le final. Le genre de menu dont raffole Mathieu van der Poel. Il avait logiquement la pancarte de favori au départ de la 2e étape de Tirreno-Adriatico. Le Néerlandais l’a assumée en coupant la ligne d’arrivée en premier. Mais sa supériorité a été contestée jusqu’au bout.
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Comment van der Poel a fait main basse sur la 2e étape : le résumé vidéo
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Isaac Del Toro et Giulio Pellizzari lui ont mené la vie dure. Ils ont résisté à son attaque dans le secteur de gravel, taillé pour lui permettre de faire la différence dans les derniers kilomètres, avant l’arrivée sur San Gimignano.
"Quand j’ai vu van der Poel partir après la chute de Jorgenson, je ne pensais pas être capable de revenir sur lui, reconnaissait Del Toro, arrivé juste derrière van der Poel et nouveau leader du classement général. Mais je me suis battu à fond, je savais que c’était mon adversaire principal."
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Van der Poel a tenu ce rang. Non sans mal. Il était le premier à le concéder sur la ligne d’arrivée. "C’était très difficile, a-t-il lâché, épuisé. J’étais en bonne position au moment d’aborder la section gravel. Après l’attaque de Julian Alaphilppe, j’ai tenté de durcir la course au maximum. Ensuite il y a eu un virage où on a failli tomber avec Isaac et j’ai eu un souci avec ma chaîne. Ça m’a demandé énormément d’énergie pour combler l’écart. J’étais vraiment à la limite jusqu’à l’arrivée."
"Quand il part à 5 km de l’arrivée, pour moi, c’est fini…"
Le Néerlandais n’a pas dégagé la même impression que sur sa course de reprise à l’Omloop Nieuwsblad. Il s’était littéralement envolé dans le Mur de Grammont avant d’arriver tel un empereur à Ninove. Sur la bosse finale détrempée de San Gimignano (1,2 km, 7,1 %), il a dû s’arracher, déjà pour rester sur sa machine. "J’alternais entre la position assise et en danseuse", a-t-il expliqué. Un numéro délicat, mais le Néerlandais a su faire parler sa technique exceptionnelle sur sa machine pour vaincre la concurrence féroce de Del Toro et Pellizzari.
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"Il fallait mettre la balle au fond et il a eu chaud, résumait Steve Chainel, consultant pour Eurosport. Effectivement, il n’a pas été souverain. Il aurait pu attendre le final, mais à peine arrivé dans le secteur empierré, il a attaqué. Il prend des risques malgré tout, mais on a l’impression d’avoir un van der Poel qui s’amuse, qui n’est pas vraiment dans le calcul. Sur une arrivée aussi punchy, il aurait pu attendre un petit peu. Mais il a voulu mettre du panache, travailler en vue de la suite."
C’est bien pour ça qu’il est sur Tirreno-Adriatico. Van der Poel a Milan-Sanremo dans le viseur, avec un titre à défendre face à un Tadej Pogacar surmotivé. Dans cette perspective, sa victoire n’a pas totalement convaincu. "Je ne l’ai pas trouvé impressionnant, avance Jacky Durand, consultant pour Eurosport. Quand il part à 5 km de l’arrivée, pour moi c’est fini. J’étais resté sur le Nieuwsblad où il était en maîtrise après avoir fait le forcing. Là je pense qu’il a besoin de travailler un peu avant Milan-Sanremo. Il n’a pas été transcendant." Malgré la victoire.
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Étape 2Camaiore → San Gimignano / 206 km
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M. van der PoelTerminé
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