Tirreno-Adriatico - "J'ai encore faim" : Primoz Roglic (RedBull-Bora Hansgrohe) a-t-il encore le rôle de ses ambitions ?

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Dans une équipe Red Bull-Bora Hansgrohe qui n'a jamais été aussi forte, Primoz Roglic s'avance dans sa dernière année de contrat plus fragilisé que jamais. Si le quadruple vainqueur de la Vuelta devrait avoir une chance de s'offrir une 5e couronne cet été, son rôle sur le reste de la saison s'annonce des plus incertains, lui qui apparaît comme le 5e leader de la formation allemande.

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Qu'il semble loin le temps où Primoz Roglic jouait le podium à Remco Evenepoel. Ça ne date pourtant que de juillet 2024, avant que le Slovène ne chute sur la route du Lioran et n'abandonne deux jours plus tard. Mais ces 636 jours paraissent bien lointains à la lecture d'une saison 2026 qui les verra ensemble sous le maillot de la Red Bull-Bora Hansgrohe. Une association qui ne déplait pas au quadruple vainqueur de la Vuelta.
"Nous avons de gros adversaires à affronter, pourquoi devrions-nous être adversaires, se demandait-il dans une interview accordée à Cyclingnews. Ce qui compte, c'est de trouver le moyen de tirer le meilleur de chacun d'entre nous". Au petit jeu de la cohabitation, c'est bien la star belge qui aura la faveur de l'équipe allemande, quelle que soit la course. Le vrai problème pour Roglic, c'est qu'il n'y a pas qu'Evenepoel.

Sept leaders pour la Red Bull-Bora Hansgrohe

Si le Slovène sait déjà ce que c'est de partager l'affiche, après avoir côtoyé Jonas Vingegaard et Wout Van Aert chez Visma-Lease a Bike, jamais il n'avait connu une telle concurrence interne sur les courses par étapes. Au sein de la Red Bull-Bora Hansgrohe, en plus d'Evenepoel et de Roglic, il y a donc aussi Florian Lipowitz, Giulio Pellizzari, Jai Hindley, voire même Daniel Felipe Martinez et Aleksandr Vlasov. Soit potentiellement sept hommes capables d'assurer le leadership sur une course par étapes.
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Tous sont plus jeunes que le Slovène, même si le Colombien et le Russe ne sont plus réellement des leaders au sein de la formation allemande. Reste que cette concurrence extrêmement élevée impose une nécessité de résultat pour conserver son statut que Roglic n'a pas vraiment eu l'an dernier. Il a certes brillamment remporté le Tour de Catalogne (toutefois amputé de son étape reine) devant Juan Ayuso, Enric Mas ou encore Simon Yates mais uniquement grâce à un coup de force dans les rues de Barcelone le dernier jour. Il n'a pas fait la différence en montagne, là où se jouent les Grands Tours.

Evenepoel, une arrivée qui doit le libérer

Et sur le Tour de France, il a alterné le très bon (3e du chrono en montagne de Peyragudes, 3e des favoris au Ventoux) et le très décevant (12e du chrono de Caen, 9e à 1'45'' de Lipowitz à Hautacam). Sans l'inquiéter plus que ça. "Toute ma carrière a été faite de hauts et de bas, avouait-il. Mais je ne changerais rien pour autant, y compris les chutes et les déceptions". Mais ces résultats ne peuvent lui assurer une place de leader de leader dans l'armada Red Bull-Bora Hansgrohe. Et ça lui va plutôt bien.
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"J'espère que l'arrivée d'Evenepoel me donnera un peu plus de liberté et de tranquillité, assurait-il à Cyclingnews. Je vais pouvoir me décharger de la responsabilité et des à-côtés du cyclisme, maintenant que nous avons un plus jeune leader qui accaparera toute l'attention". Mais prendre l'attention signifie aussi prendre le pouvoir et cela pose sérieusement question sur les opportunités que Primoz Roglic pourrait avoir en 2026.
Je veux gagner le Tour mais la réalité est différente
Pour l'heure, il va reprendre la compétition à l'occasion de Tirreno-Adriatico, avant de se tourner vers le Tour du Pays Basque, le Tour de Romandie et la Vuelta. Les quatre seules courses à son calendrier pour l'heure, où il aura fort à faire au sein même de son équipe, puisqu'il sera accompagné de Pellizzari et Hindley sur la "Course des Deux Mers" et de Lipowitz sur l'épreuve suisse. Reste finalement le Tour d'Espagne, SON épreuve, où il devrait pouvoir tenter d'accrocher un 5e sacre. Mais le Tour de France ? Rien n'est moins sûr.
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Primoz Roglic (RedBull-Bora Hansgrohe) pose avec Isaac del Toro (UAE-Emirates XRG) et Filippo Ganna (INEOS Grenadiers) notamment avec le trophée de Tirreno-Adriatico, avant le départ de l'édition 2026

Crédit: Getty Images

"Si je pouvais choisir de gagner une seule course, ce serait le Tour, admettait-il en début de saison. Ce n'est un secret pour personne, mais la réalité est différente. On apprend qu'il y a toujours des alternatives, à condition d'avoir un plan. Mais j'ai toujours faim de victoires. Dès l’enfance, on a cette compétitivité, cette soif de victoire. Et ça perdure". Malheureusement pour Primoz Roglic, les jambes ne sont pas aussi éternelles. Et dans une équipe comme la Red Bull-Bora Hansgrohe, c'est bien ce qui compte le plus.
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