Tour d'Algarve - "Complètement ridicule !" : Les coureurs remontés après la débâcle à l'arrivée de la première étape
Par Paul CITRON
Mis à jour 20/02/2025 à 02:41 GMT+1
Aussi absurde que dangereux, le final de la première étape du Tour d'Algarve a mis le peloton sur les nerfs. Certains coureurs ont mis en cause l'organisation de la course aussitôt la ligne d'arrivée franchie, puisque la signalisation n'était pas claire dans les derniers hectomètres. Arnaud De Lie a assuré de son côté à Eurosport que la tête du peloton portait la responsabilité de ce chaos.
⚠️ Hallucinant : le peloton sprinte sur la mauvaise route, l'étape annulée
Video credit: Eurosport
L'erreur aurait pu s'avérer dramatique. L'arrivée de la 1re étape du Tour d'Algarve mercredi à Lagos a viré au chaos, avant d'être annulée suite à une absence de signalisation, l'immense majorité des coureurs se trompant de route à 800 mètres pour sprinter en frôlant spectateurs et véhicules.
En l'absence de barrières ou d'un signaleur à l'entrée du dernier rond-point pour indiquer aux coureurs de virer sur la voie de gauche, celle de droite servant de dérivation pour les voitures de directeurs sportifs, le gros du peloton a pris la mauvaise route, à l'exception d'une trentaine d'entre eux.
Cela aurait pu avoir des conséquences
Parmi les rares à s'être dirigé sur la bonne voie, Filippo Ganna a franchi la ligne le premier avec une avance confortable sur le Français Romain Grégoire et le Suisse Jan Christen. Mais les organisateurs ont ensuite annoncé sur X qu'en raison de cet épisode, l'étape était annulée et Filippo Ganna garde son compteur de victoires bloqué à 33. Le premier classement général sera donc établi jeudi après l'arrivée de la deuxième étape au sommet de l'Alto da Foia.
Du côté des sprinteurs, qui avaient fait travailler leurs équipes durant toute la course, c'était la soupe à la grimace. "C'est une blague ! C'est complètement ridicule !", a pesté l'Autrichien Marco Haller à l'arrivée. "La dérivation n'était pas bloquée. Du coup, les coureurs ont suivi la moto (de l'organisation). C'est pourtant le même final chaque année. Mais la responsabilité des organisateurs est engagée. Il aurait pu y avoir des conséquences... Heureusement, ça n'a pas été le cas", a-t-il poursuivi.
L'essentiel du peloton a en effet sprinté... dans le dos des spectateurs, frôlant certains d'entre eux à plus de 60 km/h. Vainqueur en 2023 de l'étape du Tour de France aux Champs-Elysées, le Belge Jordi Meeus pour qui Haller "avait roulé durant 190 kilomètres", pestait d'avoir été privé d'une chance de succès. "Je ne me suis rendu compte qu'à 200 mètres de la ligne qu'il y avait un problème quand nous avons croisé des motos de police. (...) L'essentiel est qu'aucun spectateur ne soit blessé", a-t-il réagi auprès du site flamand Sporza.
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De Lie, incendiaire : "Le premier coureur n'a jamais dû regarder une course de vélo de sa vie"
Video credit: Eurosport
De Lie incrimine la tête du peloton
Son compatriote Wout van Aert, un autre favori à la victoire d'étape, n'avait lui non plus pas envie de rire. "Ce n'est pas possible... Cette route devait être fermée. Il y a, à coup sûr, une erreur humaine. Le premier coureur a suivi la moto, les autres ont suivi", a raconté le leader de la formation Visma-Lease a Bike. "Nous connaissions cette arrivée. J'ai donc été surpris que nous prenions la voie de gauche. Mais je me suis dit qu'il y avait peut-être plus loin une autre chicane que nous ne connaissions pas. Mais quand j'ai vu des gens nous faire signe de ralentir, j'ai pris conscience de la situation. C'est presque risible", a-t-il conclu.
Arnaud De Lie (Lotto) arborait aussi un sourire sarcastique à l'arrivée, mais le Belge en avait après la tête du peloton qui n'avait pas fait l'effort selon lui de reconnaître le final. "Je pense que le premier coureur n'a jamais regardé une course de vélo de sa vie, parce qu'une moto ne passe jamais la ligne d'arrivée en tête, a-t-il cinglé au micro d'Eurosport. Tout le monde suit, c'est malheureux. Le métier de cycliste professionnel est déjà assez dangereux comme ça, c'est vraiment une erreur d'amateur d'aller à droite. Tout le monde a vu cette arrivée à la télé." Un tel scénario ne devrait pas se reproduire jeudi, la 2e étape étant promise à un grimpeur.
Avec AFP
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