Evans s'invente un avenir

Eurosport sur Google

Cadel Evans a signé sa première victoire de la saison dimanche au sommet du Feldberg, lors de la 7e étape du Tour d'Allemagne. Pas n'importe laquelle. Dans la foulée de son excellent Tour de France, l'Australien donne enfin la pleine mesure de son talent.

Eurosport

Crédit: Eurosport

Cadel Evans vit un bien bel été. Huitième du dernier Tour de France, qu'il découvrait pour la première fois de sa carrière en dépit de ses 28 ans, l'Australien se montre tout aussi performant sur les routes du Tour d'Allemagne. Dimanche, dans la Forêt Noire, il a probablement signé le plus probant succès de sa carrière, compte tenu de la difficulté du parcours et de la teneur du plateau.
Il fallait à la fois des jambes et de la fraîcheur pour lâcher Jaksche, Jeker ou Leipheimer dans le dernier kilomètre du redoutable Feldberg. "A 600m de la ligne, j'ai compris que j'avais ma chance car Jaksche n'avait pas fait la différence. Alors j'ai tout donné" , confie le leader de l'équipe Davitamon-Lotto, qui se hisse grâce à ce succès à la deuxième place du classement général, à 58 secondes de Leipheimer.
Surpris par la défaillance d'Ullrich
Même si, compte tenu de ses limites actuelles dans l'exercice du contre-la-montre, il ne devrait pas être en mesure de lutter pour la victoire finale, Evans ne boudait pas son plaisir. "Sur la fin de l'ascension, Totschnig et Ullrich ont été lâchés. Comme il s étaient deuxième et troisième du général, soit juste devant moi, c'était mon intérêt de collaborer, même si Leipheimer, lui, était bien présent", poursuit-il.
L'ancien roi du VTT a d'autant moins hésité qu'il ne s'attendait pas à voir Ullrich flancher. "Ce fut vraiment une surprise pour moi de voir qu'il ne pouvait pas suivre, avoue le grimpeur des Antipodes. L'autre jour, dans l'étape de Soelden, j'avais au contraire l'impression qu'il grimpait mieux que pendant le Tour de France. Mais c'était une bonne chose pour moi qu'il soit lâché!"
"Cela faisait longtemps"
Sa victoire dominicale confirme en tout cas son retour au premier plan, après deux saisons noires chez T-Mobile. S'il poursuit sur cette dynamique, il faudra compter avec lui les prochaines saisons lors des grandes courses par étapes. La formation Davitamon-Lotto ne doit pas regretter de lui avoir accordé sa confiance l'hiver dernier.
A en croire l'intéressé, la réciproque est vrai. "Je dois beaucoup à l'équipe et à mes équipiers, assure-t-il. Ils sont toujours derrière moi pour m'épauler et notre travail commence à porter ses fruits. C'est satisfaisant". En dépit de sa forme et de sa confiance retrouvées, Cadel Evans n'avait pas encore gagné en 2005.
D'où un certain soulagement. "Cela faisait longtemps, admet-il. J'espère que cela marque pour de bon mon retour à mon véritable niveau". Dimanche, rien n'aurait pu le priver de la victoire. Pas même la météo, pourtant exécrable. "Vous savez, chez moi, à Melbourne, il fait le même temps en ce moment. Mais là-bas, c'est l'hiver", sourit finalement l'Australien.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité