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Nozal les a convaincus
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Publié 20/09/2003 à 08:30 GMT+2
Depuis sa prise de pouvoir sur la Vuelta il y a maintenant dix jours, Isidro Nozal a dû convaincre les sceptiques au sein de l'équipe Once. Il aura fallu une nouvelle démonstration de force dans le chrono, vendredi, pour que son directeur sportif, Manolo
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Peut-être était-ce pour protéger Isidro Nozal, pas vraiment rompu à gérer une course du niveau du Tour d'Espagne avec le costume de leader. Peut-être était-ce pour tromper la concurrence. Peut-être, plus simplement, était-ce parce qu'il sous-estimait son protégé. Toujours est-il que Manolo Saiz, le directeur sportif de l'équipe Once, a mis du temps pour admettre que Nozal pouvait ramener le maillot de oro à Madrid, comme un grand.
Depuis que le jeune Isidro a récupéré la première place du général, presque par accident, au soir de la quatrième étape à Burgos, le manager espagnol n'a eu de cesse de clamer qu'Igor Gonzalez de Galdeano restait le leader de l'équipe. Ni son coup d'éclat dans le premier contre-la-montre à Saragosse ni sa traversée sans tâche des Pyrénées n'avaient suffi à convaincre Saiz. Mais après sa nouvelle victoire vendredi, Nozal a fini par y arriver.
Galdeano grand seigneur
Il faut dire qu'avec plus de trois minutes d'avance sur Galdeano aux deux tiers de la Vuelta, Nozal est un vrai patron désormais. "Après ce qu'il vient de réaliser, on peut considérer désormais qu'Isidro est bien le leader de l'équipe sur ce Tour d'Espagne", a enfin admis Manolo Saiz. L'équipe devrait donc courir pour lui et se mettre intégralement à son service dans les prochains jours, afin de lui permettre de passer sans écueil la Sierra de la Pandera (dimanche) et la Sierra Nevada (lundi).
De son côté, Igor Gonzalez de Galdeano avais reconnu depuis un petit moment déjà la supériorité de son cadet. Il n'a évidement pas changé d'avis après le chrono d'Albacete, où il a affiché ses propres limites. "Isidro a été supérieur. Il faut savoir l'admettre. Après ma chute dans le Tour d'Allemagne (en juin), ma préparation a été retardée et il me manque un petit quelque chose pour être premier, mais l'important c'est qu'Isidro gagne la Vuelta pour la Once", estime Galdeano, plutôt beau joueur sur ce coup-là, et même grand seigneur.
Le principal intéressé, fidèle à lui-même, demeure d'une modestie et d'une prudence à toute épreuve. "On va voir si on peut tenir le coup et garder le maillot de leader jusqu'à Madrid. J'ai le moral après cette victoire devant Millar qui est un spécialiste et qui s'était préparé spécialement pour ce contre-la-montre", confiait vendredi un Nozal très ému par cette nouvelle victoire.
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