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Millar à juste titre
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Publié 25/09/2003 à 13:00 GMT+2
Battu par Isidro Nozal, David Millar avait dû se contenter à deux reprises de la deuxième place sur son terrain de prédilection, le contre-la-montre, depuis le départ de la Vuelta. Mais le Britannique n'est pas du genre à renoncer. Il s'est imposé en soli
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Crédit: Eurosport
David Millar aura décidément manié l'art du paradoxe sur cette Vuelta. On le voyait, lui le rouleur hors pair, sans rival sur les deux longs chronos de l'épreuve, à Saragosse et Albacete. Des tracés plats comme des galettes, résolument taillés pour lui. Mais le Britannique a buté à deux reprises sur la grande vedette du Tour d'Espagne 2003, l'étonnant Isidro Nozal. Deux fois deuxième, Millar semblait condamné aux places d'honneur.
Qu'à cela ne tienne, l'Ecossais est allé chercher sa victoire sur une étape en ligne. En attaquant dès les premiers lacets de l'Alto de San Jeronimo, petit col de deuxième catégorie opportunément placé dans les vingt derniers kilomètres, le leader de l'équipe Cofidis s'est livré à un effort solitaire dont il raffole, même si ce fut sur des pentes escarpées, d'abord montantes puis descendantes.
Van Londersele aux anges
Son mérite est d'autant plus grand que Millar est longtemps resté sous la menace d'un sacré groupe de poursuivants, mené par Oscar Sevilla, Michael Rasmussen et Unai Osa, rien de moins. Avec à peine dix-quinze secondes d'avance au sommet, et encore dix bons kilomètres à tenir, le Britannique aurait pu craquer. Mais il voulait trop cette victoire pour renoncer. "Ce matin, David nous avait dit qu'il allait tenter un coup dans la montée finale. Il a tenu parole" se réjouissait à notre micro Francis Van Londersel, son directeur sportif.
C'est la sixième victoire de David Millar cette saison, mais la première dans une course en ligne. Dans l'ascension finale, il a une fois de plus prouvé qu'à défaut d'être un grand grimpeur, il peut briller en moyenne montagne. Millar est encore jeune, et il n'y a aucune raison pour qu'il ne devienne pas dans les deux-trois ans à venir un candidat au podium dans les grands Tours, à condition de se concentrer sur ses objectifs et de prendre encore un peu de "caisse".
Seule équipe française présente sur la Vuelta, Cofidis ne doit pas regretter aujourd'hui d'avoir fait le déplacement. Avec deux victoires d'étapes au compteur (après celle de Luis Perez Rodriguez le deuxième jour), deux deuxièmes places, et un bon comportement d'ensemble, la formation nordiste peut d'ores et déjà se targuer d'un bon bilan. "Nous sommes vraiment comblés avec ce deuxième succès, sans oublier que Luis Perez figure dans les dix premiers du général", confirme d'ailleurs Van Londersele. Le psychodrame du prologue du Tour semble bien loin chez Cofidis...
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