Petacchi finit en beauté

Le Tour d'Espagne s'est achevé en apothéose pour Alessandro Petacchi, dimanche, à Madrid. L'Italien a enlevé au sprint la 21e et dernière étape, signant son cinquième succès en trois semaines. L'Espagnol Roberto Heras, après sa prise de pouvoir la veille,

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Crédit: Eurosport

Jour de fête
Grands sourires, facéties à gogo, poignées de main à tout-va, cette boucle madrilène s'est inscrite dans la plus pure tradition des dernières étapes des grands Tours, bien aidée en cela par le superbe soleil qui n'a pas manqué d'inonder la capitale espagnole. On vit même Isidro Nozal, pas rancunier, tomber dans les bras de son bourreau Roberto Heras avant le départ. En guise d'hommage à son valeureux adversaire, qui restera comme la grande révélation de ces trois semaines de course, Heras laissa d'ailleurs Nozal prendre cent mètres d'avance sur le peloton pendant un bref instant.
Petacchi puissance 5
Le circuit final dans les rues de Madrid ne favorisait pas les échappées, on le savait. A l'instar de l'arrivée sur le Champs-Elysées dans le Tour de France, il est très difficile de s'extirper d'un peloton acharné à maîtriser la course. Ils sont pourtant nombreux, de Garcia Calvo à Mondini en passant par Perez et Canada à avoir tenté leur chance. En vain.
Le sprint massif était inéluctable, tout comme la victoire d'Alessandro Petacchi. Bien emmené par Sergei Ivanov, le coureur de la Fassa Bortolo a encore laminé ses rivaux, devançant Zabel, longtemps enfermé et parti de trop loin, et Rodriguez. Cinquième victoire sur la Vuelta, auxquels il faut ajouter ses six succès sur le Giro et les cinq du Tour: 15 victoires en trois grands Tours, l'Italien est bien un des rois de l'année 2003 et le nouveau maître incontesté du sprint.
Heras comme un grand
24 heures après sa prise de pouvoir, Roberto Heras a achevé en douceur son Tour d'Espagne, qu'il remporte donc pour la deuxième fois, trois ans après son premier succès. A 29 ans, c'est également la quatrième fois que le lieutenant de Lance Armstrong sur la Grande boucle monte sur le podium de la Vuelta. Toujours aussi fort en montagne, il a également énormément progressé dans les chronos, et c'est peut-être en limitant la casse dans ce domaine qu'il a bâti son succès. Heras s'est en tout cas comporté comme un vrai leader pendant trois semaine. On n'oubliera pas d'associer à ce succès son directeur sportif, Johan Bruyneel, qui vole de succès en succès. L'équipe US Postal a encore prouvé qu'elle ne se limitait pas au seul Lance Armstrong. Chapeau, les postiers !
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