Alexandre Vinokourov ne s'était pas éternisé samedi après le contre-la-montre de Cuenca. Le Kazakh avait beaucoup misé sur cette épreuve. La veille, il avait affiché de très hautes ambitions: reprendre au moins une minute à Alejandro Valverde sur les 33 kilomètres du chrono. Au final, il est loin du compte, puisque le maillot or ne lui a concédé que huit secondes. Autant dire rien, puisque la veille, Valverde avait engrangé huit secondes de bonification lors du sprint final.

A l'entame de la dernière ligne droite de la Vuelta, Vinokourov n'est donc pas plus avancé. Il point au quatrième rang au classement général, à 1'36" du leader du Pro Tour. Andrey Kashcehkin, son compère et compatriote chez Astana, est un peu mieux loti, à la deuxième place, avec un handicap de 48 secondes. Mais "Kash" a lui carrément perdu du temps sur Valverde à Cuenca (13 secondes), ce qui n'était pas exactement prévu dans le scenario rêvé de l'équipe kazakhe. Dans les trois prochains jours, les plus montagneux de l'épreuve, il faudra donc tenter le tout pour le tout.

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"Tout peut basculer"

La déception du chrono évacuée, Vinokourov et Kashechkin sont apparus à nouveau déterminés lundi lors du traditionnel point presse de la journée de repos. "Nous sommes dans une situation similaire, Kash et moi. Le plus important, c'est que nous pouvons encore tous les deux espérer gagner, a répété Vino. Les écarts sont encore assez faibles et tout peut basculer en une étape, en une attaque. Le mieux, pour nous, c'est que la course soit dure, avec un groupe le plus réduit possible avant la dernière montée ."

Dès mardi, lors de la 16e étape, il faut donc s'attendre à voir Astana lancer la grande bagarre. Deux cols de première catégorie sont au programme, avant la montée finale vers l'Observatoire de Calar Alto, répertoriée en hors catégorie. Le terrain de jeu idéal pour provoquer des écarts significatifs. Et mercredi, il faudra enchainer avec la Sierra de la Pandera, peut-être plus redoutable encore. "L'étape de La Pandera est très dure, juge Vinokourov. Nous allons essayer de travailler ensemble avec Kash".

Comme ce fut le cas sur les pentes de la Cobertoria, voilà dix jours. Partis tous les deux à l'avant de la course, les deux Kazakhs n'avaient finalement pas pu empêcher le retour de Valverde, lequel avait repris Kashechkin, avant de mourir sur les talons de Vino. Mais dans l'esprit, ils étaient dans le vrai. "Ce n'est pas difficile d'attaquer. Il suffit d'avoir de bonnes jambes", rigole Kashechkin, qui semble tout de même un peu moins frais que son ainé. "C'est la troisième semaine et tout devient plus compliqué pour tout le monde, concède-t-il. D'un autre côté, c'est souvent là que les offensives paient le plus. " A eux de le prouver.

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