Cela reste l’une des images fortes de la dernière Vuelta. L’abandon rocambolesque de Miguel Angel Lopez. Le grimpeur de 27 ans a évoqué cet épisode marquant de sa carrière, qui a précipité la fin de son aventure chez Movistar, dans des propos rapportés mercredi par RCN, une radio colombienne. Il a notamment mis en cause l’état d’esprit de son coéquipier, Enric Mas, qui a bouclé cette Vuelta sur la deuxième marche du podium.
Au matin de la pénultième étape, la Movistar avait deux hommes sur la boîte : Mas (2e) et Lopez (3e). Le soir même, Mas était toujours dauphin de Primoz Roglic, mais Lopez n’était plus en course, dégoûté par la tournure des événements. Quelques heures plus tôt, l’ultime lutte sur terrain escarpé s’était décantée tôt, à l’initiative notamment de l’équipe INEOS Grenadiers d’un Egan Bernal qui jouait son va-tout. Et "MAL" avait raté le bon wagon, contrairement à son acolyte.

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"Les rôles n’étaient pas clairement définis"

"J’ai arrêté de rouler à la demande de [Enric] Mas. Quand on était à 40-50 secondes, Eusebio Unzué (manager de la formation espagnole, NDLR) m’a dit que c’était cruel mais que je ne devais plus essayer, que je ne pouvais plus les rattraper. Cela m’a mis très en colère et cela m’a poussé à descendre du vélo", raconte le Colombien, qui a terminé 3e du Giro et de la Vuelta en 2018, et qui a effectué son retour chez Astana à l’issue de ce conflit interne.
Miguel Angel Lopez ne défendra donc plus les mêmes couleurs qu’Enric Mas la saison prochaine, et il semble peu probable que les deux hommes se retrouvent un jour, à nouveau, au sein du même effectif. "Lors de cette étape, Enric m’a dit : ‘Pourquoi tu roules, je suis devant ?’ Enric est une personne égoïste, et je lui ai dit en face, détaille Lopez. Je ne veux plus faire la moindre course avec lui. C’est une personne qui ne travaille pas en équipe."
La formation ibérique, plus largement, a été égratignée par son ancien pensionnaire, qui n’y a passé qu’une saison : "L’ambiance chez Movistar était toujours très tendue. A chaque fois que j’étais devant, Enric cherchait un moyen de me dépasser." La question d’un leadership nébuleux était centrale, selon lui : "J’ai travaillé pour [Alejandro] Valverde lors de sa victoire d’étape sur le Dauphiné. Mais lors des Grands Tours, les rôles n’étaient pas clairement définis."

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