Förster comme un roc

La 15e étape de la Vuelta marquait une des dernières chances de briller pour les sprinters, avant une dernière semaine très montagneuse. Robert Förster (Gerolsteiner) a sauté sur l'occasion pour enlever la 15e étape, dimanche. L'Allemand a devancé au spri

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. TOUR D'ESPAGNE - 15e ETAPE
Celle-là, ils la voulaient. Les sprinters le savent, la dernière semaine de la Vuelta n'est pas pour eux. A l'exception de l'ultime étape, avec l'arrivée à Madrid, ils n'auront que peu de chances de s'illustrer dans les prochains jours, promis aux grimpeurs et aux ténors du classement général. Au lendemain du contre-la-montre de Cuenca, que la plupart d'entre eux ont effectué en roue libre, ils ne devaient donc pas se manquer sur la route de Factoria Ford. Drôle de nom pour une arrivée et encore un vainqueur un peu inattendu, en la personne de Robert Förster.
L'Allemand n'est certes pas un néophyte du sprint, mais depuis le départ de cette Vuelta, il avait peiné à jouer un rôle majeur face aux Hushovd, Zabel et autres Bettini. Il a surgi tout en puissance cette fois pour tous els mater Stuart O'Grady, deuxième, attend donc toujours sa victoire, tout comme Napolitano, qui complète le podium du jour. Hushovd, seulement quatrième, collecte une nouvelle place d'honneur qui lui assure quasiment le gain du maillot du classement par points, tant son avance est importante désormais. Il ne reste plus au Norvégien qu'à franchir la montagne sans encombre.
Les Milram bredouilles
Pour Forster, c'est un nouveau succès majeur dans une année 2006 très prolifique. De loin la meilleure de sa carrière, à 28 ans. Il a d'ailleurs presque autant gagné depuis le mois de janvier que dans tout le reste de sa carrière pro. Au mois de mai, il s'était déjà offert sa première victoire sur un grand Tour, à l'occasion du Giro. En revanche, sur la Vuelta, il n'avait même pas terminé une seule fois dans le Top 10 ces deux dernières semaines. D'où l'aspect relativement surprenant de sa victoire dominicale.
Déception en revanche pour la formation Milram, qui a beaucoup travaillé derrière l'échappée du jour. Jorge Garcia (Relax), d'abord flanqué du finlandais Kjell Carlstrom (Liquigas), puis en solo pendant près, de 100 bornes, ne pouvait d'ailleurs pas lutter devant la détermination du peloton à boucler cette étape en ordre groupé. Dans cette chasse, les Milram ne furent donc pas les moins actifs. Mais ni Petacchi ni Zabel, coincé aux 300m contre les balustrades, n'ont été en mesure de pesé sur l'emballage final. Pendant ce temps, Alejandro Valverde a passé une journée très tranquille, une de plus en or.
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