Carlos Sastre n'est pas du genre à décevoir. Pour les parieurs, l'Espagnol est même un vrai joyau. Avec lui, c'est limpide. Dans les grands Tours, jouez-le placé, et plutôt bien placé. Mais jamais gagnant. Dimanche, il a achevé la Vuelta au 4e rang. Exactement comme sur le dernier Tour de France. Dans les deux cas, il a longtemps été dans le coup pour la victoire, sans jamais donner tout à fait l'impression de pouvoir rafler la mise. Parce qu'il lui manque un petit quelque chose. Ce supplément d'âme. C'est toute l'histoire de sa carrière.

C'est la septième fois que Carlos Sastre termine dans le Top 10 d'un grand Tour, la quatrième chez lui, en Espagne. Il aurait même pu espérer mieux sur la Vuelta qui vient de s'achever. Il a sans doute payé en dernière semaine les efforts consentis au mois de juillet, cédant sa place sur le podium à Andrey Kashechkin dans l'ultime étape de montagne. "J'étais très motivé mais je savais que ce serait difficile pour moi de tenir la distance, avoue-t-il. Je suis quand même heureux du résultat. J'ai tout donn é."

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"Il méritait le podium"

Chez CSC, tout est le monde est également ravi. Sur le Tour, Sastre a sauvé la mise de la formation danoise, en endossant le rôle de leader après la mise à l'écart d'Ivan Basso. Ce n'était pas évident pour lui d'assumer du jour au lendemain une telle responsabilité, mais il s'en est brillamment sorti. Idem sur la Vuelta. " Nous sommes vraiment satisfaits. Carlos a répondu présent, une fois de plus", souligne Bjarne Riis, le manager du Team CSC. "C'est vraiment dommage que Carlos ne soit pas sur le podium, car il le méritait et l'équipe aussi", renchérit son directeur sportif, Kim Andersen.

La question maintenant est de savoir si l'enfant de Madrid peut un jour grimper les quelques marches qui le séparent du sacre, sur le Tour ou la Vuelta. Il a tout de même 31 ans et le temps lui est compté. Bjarne Riis est convaincu que son coureur peut y parvenir. "Oui, il peut remporter un grand Tour. Il vient de faire une très bonne saison et sa régularité constitue un atout important dans ce type de course ", juge l'ancien vainqueur du Tour. Ses progrès continus dans les chronos depuis deux ans l'incitent également à l'optimisme.

L'an prochain, Sastre compte bien à nouveau jouer un rôle majeur en juillet et en septembre. Le public espagnol l'espère en tout cas. Il a joui ces trois dernières semaines d'une popularité inédite, au même titre qu'Oscar Pereiro. C'est aussi cela, l'effet Tour de France. En revanche, contrairement à cette saison, il zappera sans doute le Giro en 2006. Trois Tours, pourquoi pas, mais pas tous les ans. "La saison a été très, très, longue et pour tout dire, je suis content qu'elle se termine. Il ne me reste plus que les Mondiaux, après je suis en vacances", sourit Carlos. Qui osera dire qu'il ne les a pas méritées?

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