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Cavendish, la grande première

Cavendish, la grande première
Par Eurosport

Le 09/09/2010 à 13:17Mis à jour Le 09/09/2010 à 18:44

Mark Cavendish (HTC Columbia) a signé la première victoire de sa carrière sur la Vuelta en remportant au sprint la 12e étape jeudi, à Lleida. Un succès haut la main pour le britannique, parfaitement lancé par son coéquipier, Matthew Goss. Tyler Farrar (Garmin-Transitions) n'a rien pu faire.

Il fallait y voir un bon présage pour Mark Cavendish. Voilà 21 ans que le Tour d'Espagne n'avait plus remis les pédales à Lleida. La dernière fois, c'était en 1989. L'étape s'était achevée au sprint, et c'est un Britannique Malcolm Elliott, qui l'avait emporté. Ce devait donc être le jour de Cavendish dans la cité catalane. Au-delà de ce clin d'oeil de l'histoire, l'homme de l'ile de Mann a surtout écrit la sienne en s'imposant jeudi.

Désormais, il entre dans le club des coureurs ayant remporté au moins une étape sur chacun des trios grands Tours. Il y a ajouté la manière, en survolant ce sprint massif. Bien calé dans la roue de Matthew Goss, Cavendish a il est vrai bénéficié du travail parfait de son coéquipier australien. Lorsque ce dernier s'est écarté à la sortie du dernier virage, le reste du peloton avait déjà lâché prise et la fin du sprint ne fut donc qu'une formalité pour Cav'. Goss a d'ailleurs pris la troisième place, même en se relevant complètement pour lever les bras en même temps que son leader. Seul Tyler Farrar (Garmin-Transitions) a pu s'intercaler entre les duettistes de Columbia HTC.

Scenario sans surprise

Ce dénouement fut le climax d'une journée par ailleurs languissante et sans surprise. Au lendemain de l'arrivée en altitude en Andorre, les équipes de sprinters n'étaient pas décidés à laisser passer leur chance. Tant pis pour les baroudeurs du jour. Partis à six dès les premiers kilomètres (avec notamment les Français Perrig Quemeneur et Blel Kadri, de Bbox et AG2R), ils ont ensuite été neuf à tenter de fausser compagnie au peloton. En vain. L'écart n'a jamais dépassé les tris minutes trente et la jonction, inévitable, est intervenue à 20 kilomètres de l'arrivée.

Pendant ce temps, Mark Cavendish attendait son heure. Lars Bak était présent dans l'échappée, l'équipe Columbia n'a pas eu à rouler de toute la journée. On a surtout vu les Quick Step et les Garmin à l'ouvrage. Mais à l'heure de l'explication finale, la bande à Cavendish a repris la main. Juste quand il le fallait. Igor Anton, lui, a passé une journée tranquille. 24 heures après sa (re)prise de pouvoir, le Basque est resté bien au chaud. Ce sera sans doute encore le cas vendredi, avant la reprise des hostilités ce week-end.

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