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Chez Sky, on y croit
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Publié 06/09/2011 à 23:20 GMT+2
Dernière arrivée au sommet sur la Vuelta mercredi lors de la 17e étape. L'occasion pour Christopher Froome et Bradley Wiggins de mettre la pression sur Juan Jose Cobo. Les deux compères britanniques de l'équipe Sky veulent encore croire à la victoire finale. Pour l'un ou pour l'autre, peu importe.
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Bradley Wiggins et Christopher Froome seront-ils à la Vuelta ce que les frères Schleck ont été au Tour de France? Comme les Luxembourgeois, les duettistes britanniques de l'équipe Sky sont sur le podium. Mais pas sur la plus haute marche. Wiggins, terriblement frustré par son abandon sur le Tour de France, relativise sa situation. Mais sans s'en contenter pour autant. "J'ai vécu un été en forme de montagnes russes, rappelle-t-il. C'est une belle Vuelta, mais ça reste décevant d'être à la deuxième place, pour moi comme pour l'équipe. Alors on va tout faire d'ici Madrid pour reprendre la première."
Dépossédé du leadership par Juan Jose Cobo au sommet de l'Angliru, où l'Espagnol est apparu plus à son affaire qu'eux, "Wiggo" et "Froomey" n'ont toutefois que 20 et 51 secondes de retard sur le coureur de l'équipe Geox. Rien de rédhibitoire, surtout avec de possibles bonifications. Pas question donc de se résigner, même s'il sera difficile de faire trébucher Cobo, lequel possède par ailleurs une très solide équipe autour de lui. Sans parler de ses jambes de feu. "On savait que Cobo était dangereux, avoue Froome. Quand il est parti dans l'Angliru, on a essayé de garder un tempo régulier et élevé, mais il montait simplement plus vite que nous."
Froome a carte blanche désormais
Pour reprendre le maillot rouge, les Sky sont condamnés désormais à oser. Jusqu'ici, ils avaient essentiellement contrôlé, avec un certain brio. Maintenant, ils doivent mettre Cobo à la faute. Problème, la dernière semaine, avec une seule arrivée au sommet (mercredi), n'est pas forcément propice aux grandes manoeuvres. "Il n'a pas encore gagné la Vuelta, mais il a une équipe qui peut contrôler la course sans problème, note Jean-François Bernard, consultant d'Eurosport. Cobo a de l'expérience, il connait bien la Vuelta. Si on ne l'attaque pas, personne ne le lâchera. Il faut trouver une solution, l'isoler. Mais ça va être compliqué avec l'équipe qu'il a."
Malgré tout, Wiggins et Froome restent optimistes. Après tout, à la pédale, ils ont fait jeu égale avec Cobo, lequel doit son maillot rouge aux 40 secondes de bonification engrangées depuis le départ de Benidorm. "C'est un peu dommage de voir un grand tour se jouer peut-être sur des bonifications", regrette Christopher Froome, qui ne s'est toutefois pas posé ce genre de questions mardi en allant chercher deux secondes de bonification lors du dernier sprint intermédiaire. Les deux Britanniques doivent en tout cas prouver qu'ils sont capables de harceler Cobo, dès mercredi. "Les étapes les plus dures sont derrière nous, mais tout peut encore se passer, veut croire Wiggins. La Vuelta a été terrible, très fatigante. Les écarts sont faibles. Personne ne peut dire ce qui va se passer."
Ce que l'on sait, en revanche, c'est qu'il n'est plus question chez Sky de tout miser sur Bradley Wiggins. En devançant son leader dans l'Angliru, Christopher Froome a montré qu'il était peut-être le plus fort des deux. Qui sait si l'équipe britannique ne va pas se mordre les doigts de ne pas avoir davantage joué la carte Froome? "Pour moi, cette Vuelta est une expérience incroyable. Je suis en train de devenir un coureur de classement général", note l'intéressé. Si les Sky ont une chance de reprendre la main, c’est en s’appuyant de façon égale sur ses deux atouts. Ensuite, si besoin, les circonstances choisiront.
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