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Cobo aperçoit Madrid
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Publié 09/09/2011 à 12:44 GMT+2
Juan José Cobo a parfaitement maîtrisé Christopher Froome dans l'ultime col de la 19e étape. A deux jours de l'arrivée, l'Espagnol possède toujours 13 secondes d'avance sur le Britannique. Vainqueur à Bilbao, chez lui, Igor Anton a décroché le quatrième bouquet de sa carrière sur la Vuelta.
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Une victoire historique, diront les autochtones les plus chauvins. Trente-trois ans après le dernier passage du Tour d'Espagne au pays basque, c'est un enfant de la région, Igor Anton, qui s'est offert le bouquet de cette 19e et antépénultième étape. A deux jours de l'arrivée à Madrid, son compatriote Juan José Cobo est plus que jamais leader du général. Incapable de lâcher l'Espagnol dans la dernière difficulté du jour, Christopher Froome reste pointé à 13 secondes et a sûrement dit adieu à ses rêves de victoire finale.
Pour beaucoup d'observateurs, cette 19e étape, disputée sous une chaleur accablante (39°C), représentait la dernière chance de secouer le cocotier. De bouleverser la hiérarchie actuelle. Timidement, Froome s'y est essayé dans les derniers kilomètres. Dans l'Alto de Vivero, col de deuxième catégorie que le peloton a grimpé à deux reprises, le Britannique du Team Sky a tenté de surprendre le maillot rouge. Une attaque bien trop timide à seulement 500m du sommet qui n'a eu aucun effet valable. Une offensive également tuée dans l'oeuf par des supporters locaux déchaînés qui ont stoppé le coureur d'origine kényane dans son élan.
La quatrième d'Anton
Sans cela, Froome serait-il parvenu à ses fins ? Personne n'est en mesure de le confirmer. En revanche, Cobo, qui a pu compter sur trois de ses équipiers en fin d'étape, n'a jamais semblé en difficulté sur des routes qu'il connait bien pour y avoir remporté le Tour du Pays basque en 2007. Cette 66e Vuelta ne devrait pas lui échapper. Samedi, la 20e étape (185 km entre Bilbao et Vitoria) propose bien quatre difficultés, mais le dernier col de 1re catégorie, le Puerto de Urkiola (5,5km de montée à 8,7% de moyenne), est situé bien trop loin de l'arrivée pour tenter quelque chose.
Quant à Igor Anton, le Basque a été emporté par une foule acquise à sa cause. Présent dans l'échappée du jour, aux côtés de son compatriote et coéquipier Gorka Verdugo, de l'Italien Marzio Bruseghin (Movistar) et du Kazakh Alexsandr Dyachenko (Astana), le coureur d'Euskaltel avait coché ce 19e opus, le premier disputé sur le sol basque depuis 1978. A Bilbao, le natif de Galdakao a décroché, à 28 ans, le quatrième succès de sa carrière sur la Vuelta, après celui de 2006 et les deux de l'an dernier. Il a surtout sauvé son Tour d'Espagne qui n'avait, alors, rien de réjouissant. Jusqu'à ce vendredi.
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