Les jeunes au pouvoir

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Après Peter Sagan, c'est Marcel Kittel qui a signé sa première victoire sur un grand tour vendredi. Le sprinter allemand a remporté la 7e étape de la Vuelta en devançant précisément Sagan au terme d'une dernière ligne driote mouvementée, marquée par une chute imprssionnante. Chavanel reste en rouge.

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Crédit: Eurosport

On les sait tous deux très talentueux. Deux phénomènes. Sur cette Vuelta, ils étaient très attendus. Ils n'auront pas mis une semaine à justifier cet intérêt. Jeudi, Peter Sagan s'était imposé à Cordoue. Vendredi, Marcel Kittel a imité le Slovaque à Tamavera de la Reina, en le devançant lors du sprint final. Un sprint marqué par une sacrée chute à 100 mètres à peine de la ligne d'arrivée. Le Polonais Michal Golas (Vacansoleil) a entraîné plusieurs coureurs avec lui, dont Vincenzo Nibali, Joaquim Rodriguez et Michele Scarponi, même si aucun des trois candidats à la victoire finale ne souffre, a priori, de blessures sérieuses.
Tyler Farrar (Garmin-Cervelo), heurté par Golas, s'est lui aussi retrouvé au tapis. L'Américain avait pourtant beaucoup mis son équipe à contribution durant l'étape. Pas sûr toutefois que Farrar aurait pu battre Marcel Kittel. Dans le dernier kilomètre, la révélation de l'année 2011 a été parfaitement emmenée par les hommes de la formation Skil-Shimano. Lorsque son dernier coéquipier s'est écarté à 150 mètres de la ligne, Kittel a pu déployer toute sa puissance. Seul Sagan a pu s'accrocher, mais le Slovaque est resté trop court pour réussir le doublé. Daniele Bennati, vainqueur ici-même en 2007, Oscar Freire, arrivés dans cet ordre derrière Kittel et Sagan, n'ont eux jamais été en mesure de croire à la victoire. A noter la belle cinquième place de Lloyd Mondory, en deuxième rideau.
Et de quatre pour Chavanel
Mais quelle démonstration de force de Kittel. Autant Cavendish dégage une impression de vélocité, autant l'Allemand est dans un registre beaucoup plus puissant. Mais c'est tout aussi frappant. C'est efficace, surtout. Il a signé vendredi sa 13e victoire de la saison, la 20e de sa carrière.La joie de Marcel Kittel est légitime à double titre. D'abord parce qu'il s'agit de son premier succès sur un grand tour, exactement comme Sagan la veille. Après son quadruplé aux Jours de Dunkerque et au Tour de Pologne, il franchit un nouveau cap. Par ailleurs, c'était une occasion à ne pas manquer pour les sprinters. Les occasions sont rares pour eux, un peu comme sur le dernier Tour de France. Les quatre étapes à venir (trois en montagne et un chrono individuel) vont leur imposer de quitter le devant de la scène. Il fallait donc mettre dans le mille dans la province de Tolède. Kittel a su le faire.
Dans ce contexte, l'échappée du jour n'avait quasiment aucune chance d'aller au bout, malheureusement pour les quatre courageux qui sont partis dès le premier kilomètre. On y a retrouvé deux Espagnols et deux Français et surtout deux Cofidis, Luis Angel Mate et Julien Fouchard, flanqués de Steve Houanard et Antonio Cabello. Le peloton leur a laissé neuf minutes d'avance avant de fondre sur eux pour les garder en distance. Ils ont été repris à 13 kilomètres de l'arrivée, Julien Fouchard tenant six kilomètres de plus. Cette vraie journée de transition a fait les affaires de Sylvain Chavanel. Le Français conserve le maillot rouge de leader pour la quatrième journée consécutive. Mais samedi, la Vuelta entre dans une nouvelle phase. Et là, ce sera une toute autre histoire.
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