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Wiggins: "Je me sens fort"

Wiggins: "Je me sens fort"
Par Eurosport

Le 03/09/2011 à 23:26Mis à jour Le 04/09/2011 à 00:02

Bradley Wiggins a fait un petit pas vers la victoire samedi. Le Britannique, parfaitement épaulé par Christopher Froome, a distancé plusieurs rivaux sérieux, dont Nibali. Le vrai favori, c'est lui. Mais il doit maintenant résister au terrible Angliru, a priori peu taillé pour lui. Il est prêt.

En apparence, pas grand-chose n'a changé. Pour un œil distrait, les 24 dernières heures n'ont pas modifié en profondeur la position de Bradley Wiggins. Le Britannique est toujours leader de la Vuelta. Et son avance sur son dauphin est toujours aussi ténue: de quatre secondes vendredi soir, elle est passée à sept samedi. Voilà pour les apparences. En réalité, le leader de l'équipe Sky a considérablement renforcé sa position. Son dauphin n'est plus un requin qui le chasse, mais un coéquipier. Le plus précieux, d'entre tous, Christopher Froome. Il ne le menace pas. Il le protège. Les autres favoris, à l'exception de Bauke Mollema et Juan Jose Cobo, ont cédé du temps sur lui. Parfois beaucoup.

Au terme de sa troisième journée en rouge, Wiggins est donc un leader plus solide qu'il ne l'a jamais été, même si la hiérarchie reste précaire. Surtout avec l'Angliru qui se profile dimanche. Ses terribles pourcentages ne devraient pas convenir au Britannique. Mais après deux semaines aussi éprouvantes, à qui conviendront-ils? "L'Angliru va être très dur, mais comme je l'ai déjà dit, il va être très dur pour tout le monde, tempère le leader. Il va falloir que je me batte, comme aujourd'hui." Mais dire qu'il est effrayé à l'idée d'affronter le géant des Asturies serait mentir. Surtout après la montée des Lacs de Somiedo, où il s'est est apparu très costaud. "Je me sens bien, je me sens fort, prévient-il. Bien sûr que j'ai souffert, mais tout le monde a souffert. Dans cette course, c'est à celui qui saura souffrir le plus."

"Le plus dur reste à faire"

En l'occurrence, Wiggins semble faire souffrir davantage qu'il ne souffre. Peut-être, aussi, parc qu'il est moins isolé que d'autres. Il l'a encore souligné samedi après l'arrivée. "Je sais que certains vont dire que mon disque est rayé, mais mon équipe a vraiment était grande aujourd'hui et je ne serais pas dans la même position sans eux", a-t-il rappelé. Avec une mention spéciale à celui que Wiggins considère désormais comme "une légende". Christopher Froome, évidemment. Ce dernier n'est pas pour rien dans le leadership de Wiggins. Samedi, il a contribué à faire plier Nibali, Rodriguez, Kessiakoff et Fuglsang, autant de rivaux qui ont concédé du terrain sur le maillot rouge samedi. "Leur prendre du temps me donne un gros coup de boost pour ma confiance. Cela va rendre les choses un peu plus faciles", estime le vainqueur du Dauphiné.

Une chose est sûre, s'il est encore en rouge dimanche soir, s'il survit à l'Angliru, Bradley Wiggins sera très dur à battre. "C'est une journée de gagnée, mais le plus dur reste à faire", admet-il. "Je suis serein, parce que l'Angliru ne convient à personne de toute façon, sourit Steven De Jongh, le directeur sportif de Sky. Il faudra savoir serrer les dents et Bradley sait le faire." Jusqu'à samedi, on pensait que le roi de la régularité s'appelait Vincenzo Nibali. On se trompait. C'est Wiggins. Mais la vérité d'un jour… "Dans un grand tour, note l'ancien roi de la piste, tout le monde peut connaitre une mauvaise journée. Ce n'est pas si étonnant que Nibali ait coincé aujourd'hui. Dimanche, ce sera peut-être moi". Ce ne serait pas une bonne idée. L'Angliru n'est pas le meilleur endroit pour connaitre un jour sans…

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