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Degenkolb frustre Bouhanni

Degenkolb frustre Bouhanni
Par Eurosport

Le 28/08/2012 à 17:53Mis à jour Le 28/08/2012 à 19:03

Nacer Bouhanni (FDJ) a échoué d'un rien derrière l'ogre de la Vuelta, John Degenkolb (Argos). L'Allemagne signe, mercredi, à Sanxenxo sa 4e victoire d'étape. Joaquim Rodriguez (Katusha) conserve son maillot rouge.

Après avoir passé la journée de repos à traverser l'Espagne d'Est en Ouest, la balade de 190 km en Galice proposée au peloton, mercredi lors de la 10e étape, semblait avant tout destinée à satisfaire les sprinters avant un contre-la-montre en côte et un triptyque montagneux dans les Asturies en fin de semaine. Il était donc crucial d'être au rendez-vous. Histoire aussi de tenter de mettre un terme à la suprématie de John Degenkolb sur les arrivées massives de cette Vuelta 2012.

Un demi-vélo. C'est ce qui aura séparé Nacer Bouhanni de John Degenkolb à l'arrivée de la 10e étape à Sanxenxo. L'ogre de la Vuelta 2012 a frappé une quatrième fois, mais il a été poussé jusqu'au bout par le sprinter de la FDJ. Quatrième à Logrono, puis à Alcaniz, non sans avoir été tassé par Allan Davis (Orica), Bouhanni continue de faire ses gammes. Cette fois, le Français de 22 ans a fait montre d'une fine intelligence tactique.

Bouhanni apprend vite

"Aujourd'hui, j'ai une folle envie de gagner", avait-il confié avant le départ de l'étape. Il savait ses coéquipiers prêts à l'épauler dans sa tâche. "Mon équipe est prête pour me protéger du départ à l'arrivée et pour me mettre dans les meilleures conditions possibles", annonçait-il. Et le scénario s'est presque déroulé à la perfection. A 3 km du but, la formation française envoyait Dominique Rollin, William Bonnet et Benoît Vaugrenard en tête du peloton pour Bouhanni. Mais, pour son premier Grand Tour, le Vosgien apprend très vite et ne se laisse plus enfermer.

Bouhanni choisissait de se caler dans les roues de Degenkolb. Un choix payant car si Daniele Bennati (RadioShack) était le premier à dégoupiller, le Français profitait du train Argos pour se faire emmener vers la ligne d'arrivée. Talonné de près par un maillot bleu-blanc-rouge, l'Allemand ne relâchait pas son effort dans la dernière ligne droite et, en force, parvenait à se défaire de Bouhanni, bien rusé sur ce coup-là. Un bouquet de plus pour Degenkolb, ainsi que le maillot vert récupéré, mais un grand vent d'espoir pour Bouhanni qui pourra se targuer d'avoir pris le meilleur sur Bennati, Gianni Meersman (Lotto) ou encore Elia Viviani (Liquigas) et Ben Swift (Sky)

Avant ce combat des flèches, la trame de l'étape avait été sans surprise, marquée par une échappée au long cours de deux hommes, les Espagnols Javier Aramendia (Caja Rural) et Adrian Palomares (Andalucia), contrôlés durant plus de 150 km par l'équipe Argos avant qu'Orica et Sky n'embrayent et tentent d'écrémer le peloton. Des tentatives pour rien car au final, les favoris ne se sont pas lâchés d'une semelle. Joaquim Rodriguez abordera donc le rendez-vous capital de mercredi entre Cambados et Pontevedra (39,4 km) avec le maillot rouge sur les épaules. De quoi se donner du courage pour résister aux assauts à distance de Christopher Froome et Alberto Contador sur le tracé sinueux et accidenté (une côte de 3e catégorie) du chrono.

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