La Vuelta 2021 - Pour Arnaud Démare, c'est l'heure de "rebondir" et faire le chelem sur les grands tours

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LA VUELTA 2021 - Dimanche, lors de la 2e étape du Tour d’Espagne, Arnaud Démare (Groupama-FDJ) tentera une première fois de boucler son grand chelem des grands tours après ses succès d’étapes sur le Giro et le Tour de France. Le Picard veut marquer l’histoire, tout en ayant un esprit de revanche, un mois après sa mise hors délai sur la Grande Boucle.

Arnaud Démare (Groupama-FDJ).

Crédit: Getty Images

Arnaud Démare a enfin remis un dossard ce samedi soir, son premier depuis un mois et dix jours et sa mise hors délai sur le Tour, le 4 juillet, à Tignes. S’il convient avoir “bien peiné” sur les deux derniers kilomètres du prologue de Burgos, avec au final une 47e place anecdotique à 28” de Primoz Roglic, l’essentiel était déjà ailleurs pour le Picard. Il n’a en tête qu’une seule chose depuis des semaines : être à dimanche, dans la ligne droite finale de la 2e étape, où il veut mettre tout le monde dans le rétroviseur pour effacer le camouflet d’une Grande Boucle terminée bien trop tôt, sans victoire, ni podium d’étape.
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Cette Vuelta est donc pour lui l’occasion de “rebondir”, même si au final sa première participation sur le Tour d’Espagne - “découvrir une nouvelle course au bout de 10 ans, c'est vraiment chouette” ! - était déjà décidée depuis décembre. Il respecte son plan initial. Ce n’est pas une opération rachat montée de dernière minute.
Il faut dire que le parcours de cette 76e édition, dès qu’il a été dévoilé, avait de quoi le faire saliver. Il comporte au moins cinq grandes opportunités de sprint massif (2e, 5e, 8e, 13e, 16e étapes), chose assez rare en Espagne. Cinq opportunités d'entrer “dans le cercle fermé des coureurs qui ont remporté une étape sur les trois grands Tours", après ses victoires sur le Giro (1 en 2019, 4 en 2020) et le Tour de France (1 en 2017, 1 en 2018). Tout le monde l'y voit déjà. Depuis quatre ans, il n'a jamais terminé une année sans succès en grand Tour. Et puisqu'il attend encore la première en 2021...
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La carotte du maillot vert

Autre évolution qui le ravit : le barème du classement par points. Depuis quelques années, chaque étape, qu’importe son profil, offrait le même nombre de points. Le maillot vert revenait donc invariablement à l’un des favoris du général, voire carrément au vainqueur final en 2017 (Froome), 2019 (Roglic) et 2020 (Roglic).
Ce ne sera pas le cas cette année, sauf surprise. Désormais, le barème du classement du meilleur sprinter est identique à celui du Tour de France, avec une forte valorisation pour les étapes de plaine (50 points pour le vainqueur, contre 30 pour une étape de moyenne montagne et 20 pour une étape de haute montagne). Une aubaine, donc, pour Démare qui fait un beau favori à la victoire, un an après sa conquête du maillot cyclamen sur le Giro.
A l’inverse du Tour de France, où il partageait le leadership avec David Gaudu, Démare concentre cette fois les ambitions de sa formation, puisque ni le Breton ni Thibaut Pinot, qui retrouvera la compétition la semaine prochaine sur le Tour de Limousin, ne sont présents. Il retrouve ainsi à ses côtés Ramon Sinkeldam, l’un de ses deux poissons-pilotes avec Jacopo Guarnieri, laissé sur le banc de touche en juillet dernier.
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L’unique leader de la Groupama-FDJ sait qu'il a une belle carte à jouer en l'absence des autres cadors comme Caleb Ewan, Sam Bennett ou Mark Cavendish. Jasper Philipsen (Alpecin-Fenix), monté six fois sur le podium sur le Tour mais sans jamais lever les bras, apparaît comme le seul véritable sprinteur à sa hauteur, un cran au-dessus de Fabio Jakobsen, de retour sur un Grand Tour un an après sa terrible chute en Pologne il y a un an, Matteo Trentin ou Michael Matthews.
Mais il note aussi que le manque de sprinters pourrait le desservir. "Je pars plutôt dans l'optique où c'est difficile de contrôler une course seule, donc plus on a de sprinters plus la course est contrôlée pour les gros sprints, racontait-il jeudi en conférence de presse. On a pu le voir sur le Tour, sur la fin c'était difficile de cadenasser. Je préfère, pour la beauté de la victoire, un grand plateau. Maintenant la victoire, il faut quand même aller la chercher..." Première chance dès dimanche, sur la route de Burgos.
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Stage 2 profile: Caleruega – Burgos

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