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Tour d'Espagne 2023 - “Aujourd'hui montre qu'il est important de continuer à discuter de la sécurité”
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Publié 27/08/2023 à 20:20 GMT+2
La 2e étape du Tour d’Espagne 2023 a encore été marquée par la pluie, les chutes et la polémique. Alors que les organisateurs voulaient initialement geler les temps au sommet de Montjuic, le peloton a insisté pour que cela soit fait à 9km de l’arrivée pour plus de sécurité. Ils ont eu gain de cause. Une bonne chose selon le directeur sportif de la Jumbo-Visma, même s’il y a encore du travail.
Tensions dans le peloton, chutes à répétition : Scénario rocambolesque lors de la 2e étape
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Il aura fallu une menace de grève du peloton mais, cette fois, les coureurs ont bien été entendus par les organisateurs. Face aux conditions météos compliquées sur Barcelone et la Catalogne, Javier Guillén et ses hommes avaient un temps privilégié l’option de geler les temps au sommet de l’ascension de Montjuic, à moins de 4km de l’arrivée. Une décision insuffisante au goût du peloton, qui souhaitait un gel à 9km du but. L’organisation a fini par se plier à ce souhait. Une bonne chose selon le directeur sportif de la Jumbo-Visma, Merijn Zeeman.
"L'organisation mérite des compliments pour le choix qu'elle a fait, a-t-il déclaré. De manière générale, je voudrais remercier l’ASO pour avoir établi le temps à neuf kilomètres de l’arrivée. Il y a certaines choses à améliorer, mais c’était un bon premier pas". Une décision qui n’a toutefois pas évité les (très) nombreuses chutes, à l’image de celles de Primoz Roglic (Jumbo-Visma) et du maillot rouge Lorenzo Milesi (DSM-firmenich), entre autres. Mais un choix primordial dans la quête de sécurité des coureurs, une priorité trop souvent négligée au goût des coureurs.
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"On ne prend pas le départ... sauf s'ils changent d'avis" : Vingegaard et Mas en cellule de crise
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La course d'aujourd'hui montre qu'il est important de continuer à discuter de la sécurité pendant la course avec l'UCI et les différentes équipes, poursuit Zeeman. Comment nous comportons-nous dans ces circonstances ? Nous arrivons de plus en plus à un point où les coureurs comprennent qu’ils ont le droit de prendre leurs propres décisions. Il y a toujours une étape à gagner ou un maillot à conquérir, mais à quel prix ? Aujourd’hui, les risques de chute étaient si grands que les coureurs eux-mêmes ont décidé de baisser le rythme."
A la suite de la chute impliquant Roglic, la Jumbo-Visma et la Soudal-Quick Step se sont en effet portées en tête de peloton, pour demander à tout le monde d’arrêter de rouler, dans la volonté de permettre au Slovène de revenir autant que de neutraliser la fin d’étape. Une décision beaucoup moins unanime que celle prise avant la course. Après avoir roulé toute la journée, DSM-firmenich mais aussi Alpecin-Deceuninck n’avaient pas l’intention ni l’envie de tout perdre par “peur” des autres coureurs et ils sont d’ailleurs revenus rouler le plus vite possible. Mais le barrage imposé - et très limite - de ces deux équipes a coûté de précieuses secondes. Et cette action conjointe de Jumbo-Visma et Soudal-Quick Step pose question. Avaient-ils raison ?
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L'image forte : Roglic chute, Vingegaard fait la police dans le peloton
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”C’est difficile de mettre une ligne claire, de dire à quel moment on dit oui, à quel moment on dit non, estime le vétéran de la Movistar Imanol Erviti. On veut toujours pouvoir se confronter (entre coureurs) sur le vélo, sans que personne ne finisse à l'hôpital. Mais je crois que, peut-être, ce genre de décision ne devrait pas être du ressort des coureurs. Il devrait y avoir quelqu’un avec nous sur la route, pour que l’on puisse avoir des décisions plus justes pour tout le monde. Mais aujourd’hui était compliqué…Il y a même des motos qui sont tombées juste devant nous ! On a réussi à les éviter mais, ce n’était vraiment pas un jour facile”. Et cela pourrait se poursuivre lundi, avec de la pluie de nouveau attendue sur la 3e étape. Mais, cette fois, les leaders devront se faire la course pour la première arrivée au sommet.
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