Tour d'Espagne 2023 - Remco Evenepoel préfère relativiser : "Si c'était ça mon jour sans…"

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Distancé dans l'ascension finale vers Javalambre, Remco Evenepoel a été devancé par tous ses adversaires, ce jeudi. Pas en jambes, à l'arrêt pendant un temps, le Belge n'a cependant déboursé qu'une trentaine de secondes sur le duo de la Jumbo-Visma, Roglic-Vingegaard. Pour un jour sans, la casse est limitée.

Evenepoel : "J'ai senti que mes jambes étaient lourdes quand l'échappée est partie"

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"Ça va, ce n'est pas trop mauvais". Les mots de Remco Evenepoel à l'arrivée sont d'une rare justesse. Les termes sont négatifs mais le Belge parvient quand même à trouver du positif. Et pourtant. Le maillot rouge est perdu, les favoris sont revenus sur lui au général, l'impression visuelle était désastreuse… Cette 6e étape a marqué le premier temps fort de cette Vuelta, avec la défaillance du tenant du titre, à l'arrêt dans le Pico del Buitre-Javalambre. Mais le champion de Belgique préfère y tirer du positif tant la journée aurait pu être pire.
"Je ne peux pas trop vous expliquer ce qu'il s'est passé, avoue Evenepoel. Je me sentais pas trop mal mais je n'ai pas pu accélérer quand les autres sont partis, tout simplement. J'ai eu un mauvais moment, c'était vraiment très dur au départ. J'ai essayé de contrôler mon effort mais je ne pouvais tout simplement par dépasser ma limite aujourd'hui. Il y a des jours comme ça, il faut savoir l'accepter". Reste à trouver les raisons qui ont poussé le tenant du titre vers cette légère défaillance. Serait-ce les conséquences de sa chute au sommet d'Arinsal lundi ? Ou bien la maladie qui touche ses équipiers depuis plusieurs jours ? Le spectre du dernier Giro (abandon après un contrôle positif au Covid) n'est jamais bien loin lorsqu'on évoque une maladie à la Soudal-Quick Step mais ce jeudi, le Belge a surtout craqué sur un plan physique
"J'ai commencé à sentir que j'avais les jambes lourdes au moment où l'échappée a fini par sortir (à 130km de l'arrivée), raconte-t-il, épuisé par un début de course infernal. Ce n'était déjà pas facile à ce moment-là. Cela s'approche de l'un des jours les plus difficiles de ma carrière. Même si ça s'est amélioré un temps par la suite, je n'avais pas les meilleures jambes, tout simplement. Bien sûr, j'aurais préféré que cela n'arrive pas, mais si c'était ça mon jour sans, alors ça va". D'autant que si Remco Evenepoel a été distancé relativement loin du sommet (à 4 km), le Belge ne s'est pas du tout effondré. Loin de là.
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"C'est vrai que j'ai pu accélérer un peu dans les deux derniers kilomètres, c'était un peu étrange, explique-t-il. Il fallait que je trouve mon rythme, je pense que c'est ça l'explication. La bonne nouvelle c'est que j'ai été en capacité d'accélérer dans les deux derniers kilomètres pour limiter la casse".
A l'arrivée à Javalambre, c'est 32" que l'ancien maillot rouge concède à Primoz Roglic et Jonas Vingegaard, un débours important sur une montée aussi courte mais finalement assez faible compte-tenu de la défaillance affichée par le champion du monde du chrono. "Le coup, lundi, quand je suis tombé après la ligne, était plus dur", avouait le Belge pour VTM. Après tout, malgré ce jour sans, Evenepoel reste le favori le mieux placé au général. Mais le voilà désormais sous la menace d'Enric Mas (+ 3"), Vingegaard (+ 5") et Roglic (+ 11"). Et ses adversaires, qui ont bien senti l'odeur du sang, ne risquent pas de le ménager ce week-end.
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