Vuelta 2023 - 1re étape - 18 virages et (peut-être) des orages : Gare au chrono par équipes
Par Laurent Vergne
Publié 26/08/2023 à 11:02 GMT+2
C'est le grand jour pour le Tour d'Espagne 2023 qui, comme la plupart des dernières éditions, va débuter par un contre-la-montre par équipes tracé dans les rues de Barcelone. Particularité du parcours ? Son extrême technicité, avec la multiplication des virages à angle droit. Et une crainte pour tous : que la météo ne se dégrade au pire moment...
Vuelta a España : Map stage 1
Video credit: Eurosport
Le Tour d'Espagne, 78e du nom, démarre samedi par un temps fort pour les favoris avec un contre-la-montre par équipes qui, à défaut de générer des écarts importants, donnera le ton et dessinera un début de hiérarchie. Dans ce domaine, la Vuelta perpétue une tradition alors que l'exercice chronométré collectif a tendance à péricliter ailleurs. Ce sera d'ailleurs l'unique CLM par équipes sur les trois Grands Tours cette année.
Mais la boucle espagnole, elle, en raffole et, une fois encore, c'est de cette manière que les organisateurs ont choisi de lancer les débats. Depuis 2010, ce sera le 11e contre-la-montre par équipes lors d'une 1re étape de la Vuelta. Sur un tracé plus court qu'à l'accoutumée (seulement 14,8 kilomètres), mais dont les équipes auront toutes les raisons de se méfier, tant il s'annonce délicat à gérer.
Dessiné dans les rues de Barcelone, ce chrono urbain devrait offrir de superbes images de la cité catalane, mais s'il ne présente pas de réelles difficultés du point de vue de la topographie, il ne sera pas pour autant simple à négocier. 18 virages sont au programme. Et pas n'importe quels virages puisqu'ils sont à angle droit. Dans un chrono individuel, ce serait déjà une donnée non négligeable, mais par équipes, ce sera encore plus vrai.
La météo changera-t-elle la donne ?
Quand on demande à Jonas Vingegaard s'il est confiant quant aux chances de victoire de la formation Jumbo-Visma, qui s'était imposée (sans lui) dans ce même exercice l'année dernière, le double vainqueur du Tour de France pointe tout de suite cette problématique. "Bien sûr, nous aimerions gagner samedi et prendre le maillot rouge, mais c'est trop difficile de comparer avec celui de l'an passé car le parcours est beaucoup plus technique", insiste le Danois. Sur un tel tracé, les relances seront déterminantes. La cohésion aussi. L'équipe qui s'imposera au pied de la colline de Montjuic sera la plus puissante mais aussi celle la mieux huilée collectivement.
Si le temps est sec, il ne devrait pas y avoir de soucis. La crainte, c'est la pluie. 18 virages au cordeau négociés simultanément par huit coureurs sur un bitume détrempé, ce ne serait plus tout à fait la même histoire. Pour l'heure, le temps est sec et ensoleillé sur Barcelone. Ce sera aussi le cas samedi... jusqu'à une dégradation orageuse redoutée pour la soirée. Or le chrono débutera aux alentours de 19 heures pour s'achever environ deux heures plus tard. Si le timing est défavorable à la course, le parcours, de technique, pourrait devenir dangereux. Car s'il pleut, ce n''est pas de la bruine qui s'abattra sur Barcelone.
Rien n'est plus difficile que de prévoir avec précision quand et où un orage peut se déclencher. Mais c'est certainement un élément que les équipes auront en tête samedi. Pas question toutefois pour l'organisation de prendre des mesures aussi radicales qu'en 2015. Cette année-là, le contre-la-montre par équipes avait été neutralisé en amont pour le classement général, certains coureurs et directeurs sportifs ayant jugé le parcours dangereux lors de leur reconnaissance.
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