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Vuelta 2023 | Co-leaders chez Jumbo-Visma, Primoz Roglic et Jonas Vingegaard se retrouvent un an après
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Publié 23/08/2023 à 22:58 GMT+2
Pour la première fois depuis le Tour de France 2022, Primoz Roglic et Jonas Vingegaard vont prendre le départ d'un grand tour ensemble. Depuis leur dernière cohabitation, le statut du Danois a changé. Celui-ci est considéré comme le meilleur coureur de grand tour du monde. De son côté, le Slovène a remporté le Giro et arrive sur la course de trois semaines qui lui convient le mieux.
Jonas Vingegaard et Primoz Roglic
Crédit: Getty Images
Chez Jumbo, on sait mettre les bons coureurs au bon endroit. Disposer d'une "dream team" est une chose, l'utiliser correctement en est une autre. Jusqu'ici, et depuis plus d'un an désormais, difficile de dire que les têtes pensantes néerlandaises travaillent mal. Tour de France 2022 et 2023 ? Jonas Vingegaard. Vuelta 2022 et Giro 2023 ? Primoz Roglic. Cet “à toi, à moi” va prendre fin à Barcelone. Samedi, ça fera exactement 406 jours que le Slovène et le Danois, co-leaders au départ du Tour d'Espagne, n'auront pas couru ensemble.
Au jeu de la cohabitation, il y a rarement deux gagnants. La question est donc de savoir qui de Roglic ou de Vingegaard sera l'heureux élu. Du côté des éléments de langages, on arguera qu'il y aura un seul vainqueur, que ce sera l'équipe. Jumbo-Visma a d'ailleurs prouvé en d'autres occasions, au printemps par exemple quand quatre coureurs différents ont triomphé de quatre classiques ou semi-classiques flandriennes, qu'elle ne faisait pas de sentiment. "Chacun doit penser à ce qui est meilleur pour l'équipe, résumait le directeur sportif Merijn Zeeman dans ces colonnes au printemps. Cette philosophie est ultra-importante pour nous, c'est non-négociable."
Jumbo-Visma a l'obligation de gagner
Mais précisément, Jumbo-Visma n'a d'autre choix que de sortir vainqueur de ce Tour d'Espagne. Elle sera invariablement la grande gagnante ou la grande perdante, l'entre-deux n'existera pas. Pas pour une formation qui a remporté les deux premiers grands tours de la saison, qui vise donc un triplé inédit, et qui aligne deux des quatre meilleurs coureurs de grands tours de la planète cyclisme en même temps qu'une équipe aux allures d'armada sans concurrence. Aussi, l'hydre à deux têtes slovéno-danois confère autant de pression que de confort pour l'état-major.
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Video credit: Eurosport
L'adage veut que la vérité du terrain choisira entre Primoz Roglic et Jonas Vingegaard. Sans les premiers éléments tangibles de la course, dès lundi en Andorre, impossible évidemment de dégager une tendance évidente. En revanche, l'approche du Tour d'Espagne, son histoire et ses caractéristiques, font clairement pencher la balance d'un côté. Triple vainqueur, "Rogla" ne pointe qu'à une victoire du record de Roberto Heras. Preuve que par-delà les Pyrénées, il se régale. "Sprinteur des montagnes", Roglic y trouve des profils qu'il adore et sur lesquels il n'a que peu de concurrence, y compris au sein de sa formation.
Le profil avantage Roglic
Sur le dernier Tour de France, Jonas Vingegaard n'a cessé de donner rendez-vous dans les Alpes. Le chrono de Combloux et plus encore la Loze, voilà où il voulait régler son compte à Tadej Pogacar, ce qu'il a fait dans des proportions que peu avaient imaginées. Ce jour-là, le parcours proposait un enchaînement de cols de très haute montagne et une longue ascension pour finir. C'est là que le meilleur grimpeur du monde fait le mieux parler ses exceptionnelles qualités d'endurance. Clin d'œil, la seule étape de la Vuelta qui lui ressemble sera… en France. L'Aubisque, Spandelles et le Tourmalet, voilà ce que visera sans doute "Vingo".
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Video credit: Eurosport
Mais pour atteindre le sommet où Thibaut Pinot a écrit l'une de ses plus belles pages, il faudra attendre la 13e étape. Où en sera le Danois après un enchaînement de courses de côte qui vont ravir son voisin, Primoz Roglic ? Sera-t-il toujours dans le coup, pas leader mais assez proche pour que son sacrifice ne soit pas encore souhaitable ?
La forme de Vingegaard pose question
Plus encore que le parcours, c'est sa forme qui laisse songeur. L'an dernier, il avait eu toutes les peines du monde à digérer son succès sur le Tour. L'effet de surprise est passé en 2023 mais reste qu'il n'a pas couru depuis l'arrivée de la Grande Boucle et qu'il a choisi après celle-ci de participer au Tour d'Espagne. A l'inverse, Roglic prépare la Vuelta depuis son succès sur le Giro. Vingegaard peut-il rattraper ce retard ou sa présence n'est-elle qu'un leurre comme celle de Roglic l'était sur l'étape du Granon sur le Tour 2022 ?
Enchaîner Tour et Vuelta est évidemment possible, mais depuis que le Tour d'Espagne a pris ses quartiers à la fin de l'été (1995), seul Christopher Froome a connu le succès en juillet puis en septembre (2017). C'est dire la tâche qui attend Jonas Vingegaard, d'autant plus face à une concurrence redoutable (Evenepoel, Mas, Ayuso, Almeida, Thomas), y compris dans sa propre équipe
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