Vuelta 2023 – Evenepoel, Roglic, Vingegaard, Ayuso, Mas, Kuss… les favoris au banc d’essai du chrono

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Après deux actes montagneux, les coureurs entament la deuxième semaine avec le seul chrono individuel de cette 78e Vuelta. Au programme, 25,8 kilomètres tracés autour de Valladolid. Un parcours tout plat, ou presque, qui devrait aller comme un gant au champion du monde de la spécialité, Evenepoel. Dans une forme ascendante, Roglic s’annonce comme son plus sérieux rival.

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Dans le prolongement d’une tendance de plus en plus ancrée dans les parcours des Grands Tours, un seul contre-la-montre individuel est au programme de cette 78e Vuelta, mardi. Un effort solitaire de 25,8 kilomètres tracé autour de Valladolid qui permettra de déblayer un classement général encore illisible, et de redessiner la hiérarchie. Champion du monde de la discipline à Glasgow, Remco Evenepoel (Soudal – Quick Step) pourrait profiter de l'absence de relief pour retrouver le paletot rouge.
Porteur de la tunique rutilante, Sepp Kuss (Jumbo-Visma) a du souci à se faire, malgré une avance substantielle sur les autres cadors. L’Américain, à l’instar de Lenny Martinez (Groupama-FDJ), cherchera avant tout à limiter les dégâts. Médaillé d’or olympique à Tokyo, Primoz Roglic (Jumbo-Visma) arrive sur un terrain favorable, lui qui affiche depuis quelques jours une forme ascendante. Reste les inconnues de ce Tour d’Espagne : Jonas Vingegaard (Jumbo-Visma), Juan Ayuso, Joao Almeida (UAE Emirates), Enric Mas (Movistar). Qu’attendre de ces derniers ? Tour d’horizon des ambitions des favoris sur l'unique chrono de la Vuelta 2023.

Ils ont tout à gagner : Evenepoel, Roglic

Jour après jour, tout semble indiquer qu’on se dirige vers un duel Evenepoel-Roglic pour la victoire finale. Les tenants des quatre dernières éditions connaissent le goût de la victoire sur le macadam espagnol. Ce n’est pas pour rien que le Belge et le Slovène mènent la danse - d'une courte tête - chez les favoris, en filigrane d’un général à deux vitesses. Sur l'un des exercices de prédilection des deux cités, Evenepoel et Roglic auront une belle occasion mardi de s’isoler du reste du paquet.
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Champion du monde de la discipline il y a moins d’un mois, Remco Evenepoel part avec un train d'avance, surtout sur un parcours si plat. Le talus placé en début de tracé n’est pas assez significatif pour permettre aux meilleurs grimpeurs de limiter la casse. L’an dernier, sur un parcours similaire (30 kilomètres), le Belge a collé 48 secondes au triple vainqueur de l’épreuve, deuxième. Un écart qui devrait se réduire à l’aune de la condition étincelante du Slovène, encore tranchant sur l’arrivée tronquée de la 9e étape.

On ne sait pas vraiment à quoi s’attendre : Vingegaard, Ayuso, Almeida, Mas

Que penser de Jonas Vingegaard ? Valeur sûre de la spécialité (deux chronos gagnés cette année), le Danois a troublé tous les curseurs avec sa victoire irréelle sur le contre-la-montre de Combloux (16e étape), lors du dernier Tour de France. Mardi, compte tenu de la forme imparfaite du double tenant de la Grande Boucle, il convient de placer le Scandinave un cran en dessous des deux premiers cités. Capable de coups d’éclats monumentaux, "Vingo" risque cette fois de se contenter d'un second rôle.
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A ses côtés, Juan Ayuso, Joao Almeida et Enric Mas n’ont pas encore perdu toutes chances de podium. Les leaders estampillés UAE Emirates affichent des qualités certaines dans l’effort solitaire. Des prédispositions a priori insuffisantes pour rivaliser avec Evenepoel ou Roglic, mais suffisante pour rester à portée de tir des deux gloutons. Amortir le débours autour des 1', 1'30 de retard serait une réussite pour ces garçons, particulièrement pour Mas. Le grimpeur de la Movistar, contraint à l’abandon très tôt sur le Tour (1re étape), arbore souvent son meilleur visage sur son Grand Tour national. Dixième sur le chrono de l’an passé (+ 1’51’’), le Majorquin aura fort à faire pour rééditer pareille performance.

Ils ont beaucoup à perdre : Kuss, Martinez

Ils sont loin d’afficher des garanties dans l’exercice et pourraient voir leur Vuelta prendre un tournant ennuyeux. Eux, ce sont les grimpeurs au poids plume, écrasés par les longs segments rectilignes. Au premier rang trônent Sepp Kuss et Lenny Martinez. L’Américain (Jumbo-Visma), maillot rouge, n’est pas un manche non plus. Il a même accroché des places honorables à son tableau de chasse, sur le Tour de France (14e) et au Giro (6e) cette saison. Un bémol, ces performances ont été rendues possibles par des parcours exigeants, avec des arrivées mansardées taillées sur-mesure pour les dompteurs de cimes.
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Vuelta a España : Map stage 10

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Sur le chrono inaugural tout plat du dernier Tour d’Italie, Kuss a par exemple signé une anonyme 68e place. Certes, le leader de la Vuelta ne l’a sans doute pas réalisé à fond, mais cela démontre tout de même les limites de ce dernier sur un parcours pour spécialistes. L’appréhension sera également omniprésente dans l’esprit de Martinez. Le Français, plus jeune leader d’un Grand Tour de l’histoire, manque d’expérience chez les professionnels dans la discipline. Treizième des derniers Championnats de France, le Niçois d’adoption dévoile des manques évidents dans l’épreuve. Et, cette fois, pas d'ascensions pour lui permettre de sauver les meubles, comme sur le chrono du Tour de Romandie (16e). La note pourrait même vite chiffrer au-delà des 2’30’’. De quoi modifier l’approche et les ambitions du natif de Cannes, par ailleurs toujours en quête d’une victoire d’étape.
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