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Vuelta 2023 | Kuss, les Français et les favoris : Les questions que l'on se pose après la 1re semaine
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Publié 04/09/2023 à 00:27 GMT+2
Voilà une bonne semaine que le Tour d'Espagne s'est élancé de Barcelone. Entre polémiques et rebondissements, il s'est passé beaucoup de choses même si le classement général n'est pas encore décanté, du moins chez les favoris. De Sepp Kuss à Kaden Groves en passant par Remco Evenepoel, Primoz Roglic ou les Français, voici les questions que l'on se pose.
Le débat : Fallait-il geler les temps à 2km de l'arrivée ?
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Kuss peut-il croire au podium ?
Équipier modèle, top 20 des deux derniers Grands Tours, infatigable lieutenant… Sepp Kuss (Jumbo-Visma) roule actuellement au summum de sa carrière. A 28 ans, l’Américain a franchi un nouveau palier sur les routes espagnoles. Pour la première fois de sa vie, Kuss est devenu porteur du maillot rouge, sa première tunique distinctive sur un Grand Tour. Lui le grimpeur fantastique cantonné à un rôle de domestique de luxe a-t-il suffisamment changé de statut pour prétendre à un podium final ?
Sur le papier, l’Américain possède 2’22” d’avance sur Remco Evenepoel, premier des favoris, au général. Un matelas qui pourrait lui permettre de connaître quelques coups de moins bien sans trop rétrograder au classement. Alors pourquoi ne pas croire qu’il accompagnera ses coéquipiers Roglic et Vingegaard dans les pentes les plus ardues comme il a pu le faire sur le Tour de France ? Il lui faudra peut-être passer un nouveau cap d’ici-là, surtout dans la tête puisqu'il n'aime pas les responsabilités, mais tous les espoirs sont permis.
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Roglic vainqueur, Kuss en rouge, le plan parfait des Jumbo
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Quel favori a fait la meilleure impression ?
Après une semaine de course, un contre-la-montre par équipes et trois arrivées au sommet, les favoris de la Vuelta ne sont séparés que par une trentaine de secondes. Remco Evenepoel, qui pointe à deux minutes et 24 secondes de Sepp Kuss au classement général, compte lui-même 5'' d'avance sur Primoz Roglic, 11'' sur Jonas Vingegaard et Enric Mas, 21'' sur Juan Ayuso et 31'' sur Joao Almeida. Difficile donc de dégager un clair vainqueur au bout des neuf premiers jours de course. Au jeu des victoires, Evenepoel et Roglic sont à 1-1 et à vrai dire, s'il fallait donner un favori pour la suite, on piocherait dans l'un de ces deux noms.
Qu'on se le dise, personne n'a tapé de poing sur la table depuis neuf jours, sauf à considérer Sepp Kuss comme le grand favori de la course désormais. En revanche, on notera que le leader des Soudal-Quick Step a frappé le premier et vu son homologue de Jumbo-Visma lui répondre. Ce dernier affiche une sérénité assez déconcertante, entre sourire et décontraction de tous les instants. Dimanche, il aurait pu reprendre plus de temps à ses rivaux sans ce gel des temps à un peu plus de deux kilomètres de la ligne. Roglic, favori de la Vuelta ?
La France a-t-elle déjà réussi sa Vuelta ?
Avec une victoire d’étape et le port du maillot rouge durant 48h par l’un des plus grands espoirs du cyclisme tricolore, la réponse ne peut être qu’affirmative. Jeudi, la tournure de cette Vuelta a pris une dimension historique. A seulement 20 ans, Lenny Martinez (Groupama-FDJ) s’est emparé pour la première fois de sa jeune carrière du maillot distinctif de leader d’un Grand Tour après avoir résisté à tous les favoris. Mieux, après une semaine, le Français possède toujours la 3e place au classement général. Son port du maillot rouge fut une performance certes éphémère mais tout de même majuscule.
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Quand Lenny Martinez apprend qu'il est maillot rouge : Le Français n'y croit pas
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Restait alors le gain d’une étape pour magnifier ce beau tableau. Geoffrey Soupe (TotalEnergies) a exaucé ce vœu en remportant la 7e étape au nez et à la barbe des quelques sprinteurs du plateau. Un succès aussi improbable que mérité pour celui qui a passé une carrière entière dans l’ombre (35 ans). Alors avec deux surprises de taille, comment ne pas qualifier cette Vuelta tricolore de réussie ?
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La palette : Comment Soupe a surpris son monde
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Groves est-il intouchable ?
Devant leur écran de télévision, plus d’un sprinteur doivent se mordre les doigts de ne pas avoir fait le déplacement jusqu’en terres ibériques. Depuis le départ de cette Vuelta, rien se semble résister à Kaden Groves (Alpecin-Deceuninck), déjà vainqueur de deux étapes (la 4e et la 5e) avec la manière. Puissant et rapide, le sprinteur australien a d’abord débordé au meilleur des moments Juan Sebastian Molano (UAE Emirates) à Tarragone pour s’offrir la 4e étape.
Puis, il a réalisé le doublé le lendemain en costaud après un sprint tout de même serré mais qui n’a jamais semblé pouvoir lui échapper. En fin de compte, sa seule bévue aura été de sous-estimer l’accélération de Geoffrey Soupe lors de la 7e étape. Un écueil qu’il ne devrait plus reproduire. Il reste a priori trois étapes promises aux sprinteurs. Pour aller chercher Groves, il faudra se lever très tôt. Et ses deux, trois, quatre ou cinq succès seraient alors un bilan qui en auraient ravi plus d'un.
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Groves était le favori, il a assumé : l'arrivée en vidéo
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