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Tour d'Espagne - La totale pour Primoz Roglic
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Publié 20/08/2024 à 14:47 GMT+2
Primoz Roglic (Red Bull-Bora) a marqué le coup. Déjà impressionnant pour reprendre l'échappée et contrôler les tentatives dans l'éreintante ascension du Pico Villuercas et de ses pentes à plus de 15%, le Slovène s'est montré le plus malin au sprint pour devancer sur la ligne Lennert Van Eetvelt, qui a célébré sa victoire trop tôt. Roglic s'empare par la même occsaion du maillot rouge de leader.
Roglic d'un bras au Pico Villuercas : revivez la victoire du Slovène en vidéo
Video credit: Eurosport
La victoire au plus fort. Ou au plus malin. Dans tous les cas, Primoz Roglic n’a pas raté son premier rendez-vous dans sa quête d’une quatrième Vuelta. Le Slovène, déjà couronné sur les routes ibériques en 2019, 2020 et 2021, a remporté ce mardi la quatrième étape du Tour d’Espagne. La première avec une arrivée en altitude, au sommet du Pico Villuercas. Le chef de file de l’équipe Red Bull a devancé de justesse sur la ligne le jeune Lennart Van Eetvelt (Lotto Dstny), coupable d’avoir levé les bras un peu trop tôt. Il s’empare du même coup du maillot rouge de leader et compte désormais 8 secondes d’avance sur Joao Almeida (UAE Emirates), troisième de l’étape.
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Une boulette qui coûte cher : "Si Van Eetvelt ne lève pas la main, il gagne"
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Roglic, le plus solide dans cette ascension pour costauds
Les 170 kilomètres ralliant Plasencia au Pico Villuercas (14 kilomètres à 6,4% de moyenne) faisaient office de premier test pour les prétendants à la victoire finale. Bien que ce ne soit pas la montée la plus longue ou la plus difficile de cette Vuelta, le dernier col, avec ses passages à plus de 15%, a mis les principaux grimpeurs devant leurs responsabilités. Il y a bel et bien eu une bataille entre les cadors. Et Roglic en est donc sorti vainqueur en faisant forte impression dans les rampes les plus pentues.
Il n’a jamais vraiment lancé les hostilités. Il s’est surtout contenté de gérer. D’abord en imprimant le rythme pour reprendre coup sur coup Pavel Sivakov (UAE), tout premier attaquant, puis Felix Gall (Decathlon AG2R). Rares sont ceux qui ont pu suivre le tempo du Slovène. Parmi eux, Enric Mas (Movistar) et surtout Van Eetvelt. Le Belge de 23 ans n’a pas passé un seul relais mais il a su rester au contact dans la roue du grand favori tout au long de l’ascension avant de lancer son effort en contrant Mikel Landa (Soudal Quickstep), parti à 300 mères de la ligne. Il semblait parti pour gagner… mais le jeune coureur a sans doute célébré un chouilla en avance avant d’être dépassé par Roglic. Rageant.
La récompense du travail abattu par Red Bull
Rageant, mais finalement logique. Parce que la formation allemande a roulé toute la journée pour son leader, justement dans l’espoir de gagner une étape taillée pour ses qualités de grimpeur-puncheur. Tout en prenant évidemment la tête du classement générale. La journée a débuté en fanfare avec de nombreuses attaques malgré la chaleur (plus de 40 degrés). Cinq hommes ont fini par se détacher dans la première difficulté, le Puerto de Cabezabelloza, un col de deuxième catégorie. Avec un Français parmi eux, Bruno Armirail (Decathlon) mais aussi Filippo Zana (Team Jayco Alula), Sylvain Moniquet (Lotto), Pablo Castrillo (Kern Pharma) et Mikel Bizkarra (Euskatel – Euskadi). Le peloton a constamment maintenu l’écart sous les 4 minutes, justement sous l’impulsion des Red Bull, notamment grâce au gros boulot de Nico Denz et Patrick Gamper.
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Roglic : "La victoire n'était pas l'objectif principal de la journée"
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Armirail et Castrillo ont fini par se détacher un peu avant la dernière montée. Ils ont tenu jusqu’à 5 kilomètres de l’arrivée. A ce moment-là, Primoz Roglic n’avait plus d’équipiers à ses côtés. Mais il a su finir le job pendant qu’Adam Yates (UAE), Sepp Kuss (Visma-Lease A Bike), le dernier lauréat de la Vuelta, ou encore Carlos Rodriguez perdaient des plumes. Un temps lâché, Joao Almeida est revenu en puissance sur le tard avant de tenir jusqu’au bout. Le Portugais, à défaut de la victoire, a peut-être pris le leadership au sein de son équipe. Parce que mine de rien, il y a déjà eu quelques petits écarts. Kuss a perdu 28 secondes et il est déjà à plus d’une minute de Roglic (1’14). Rodriguez est à 1’30 et Richard Carapaz à 2’. Sivakov, premier Français du général, est à 1’01 du Slovène, qui devance donc Almeida et Mas au général. Premier rendez-vous et premier pari réussi donc.
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"Je ne comprends rien à ce que fait UAE"
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