Eurosport
Vuelta 2024 | David Gaudu, Pavel Sivakov, Quentin Pacher… Le baromètre des Français sur le Tour d'Espagne
Par
Publié 28/08/2024 à 00:22 GMT+2
Alors que la mi-course va être atteinte ce mercredi, à l'occasion de la 11e étape courue autour du campus technologique Cortizo/Padron, le Tour d'Espagne 2024 n'a pas encore été marqué par la moindre victoire française. Mais ce n'est pas pour autant que les coureurs tricolores sont totalement absents des débats. De David Gaudu à Guillaume martin, état des lieux des forces en présence.
Van Aert avec malice, Soler surpris : le résumé de la 10e étape
Video credit: Eurosport
Gaudu "sur la pente ascendante"
Il avait terminé le Tour de France dans l'anonymat d'une 65e place indigne de son niveau. En juillet, David Gaudu (Groupama-FDJ) - contrarié dans sa préparation par une contamination au Covid-19 - avait subi la course comme rarement. En août, il semble avoir retrouvé des couleurs. Dimanche, on l'a ainsi aperçu aux avant-postes pendant la majeure partie de la première grosse étape de montagne du Tour d'Espagne 2024, entre Motril et Grenade. Et s'il est tombé sur plus fort que lui, en l'occurrence Adam Yates (UAE-Emirates), le grimpeur breton s'est replacé au 10e rang du classement. Ce qui en fait le premier Français au général.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/27/4031757-81772793-2560-1440.jpg)
Gaudu : "Sur la pente ascendante depuis le début"
Video credit: Eurosport
"Je suis sur la pente ascendante depuis le début de la Vuelta, donc ça fait du bien au moral", s'est félicité le coureur de 27 ans au micro d'Eurosport. Sans s'enflammer, ni se mettre une pression démesurée, il compte bien se battre pour conserver sa place dans les hauteurs du classement. "Le Top 10, on y est, on va essayer d'y rester", a affirmé le 4e du Tour 2022. Cela risque de réduire ses chances de se glisser dans une échappée au cours des journées à venir. Mais, on a tendance à penser qu'au regard de sa forme du moment, il semble en mesure d'aller cueillir un bouquet dans les Pyrénées.
Sivakov, si près du succès
Arrivé chez UAE-Emirates à l'intersaison, Pavel Sivakov profite de cette Vuelta pour continuer de prendre ses marques dans sa nouvelle équipe. Mais pas que. Le Français de 27 ans a retrouvé de la confiance et des sensations, au point de passer tout près de s'offrir une première victoire sur un grand tour. Lors de la 7e étape entre Archidona et Cordoue, l’ancien d’INEOS-Grenadiers ne s’est pas contenté de contrôler le peloton. Il s'est offert une sortie en toute fin d’étape avant d’être repris par Wout van Aert, vainqueur du jour, à 200m de l’arrivée.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/23/4030161-81740873-2560-1440.jpg)
van Aert en patron, Sivakov rattrapé in extremis : le final explosif de la 7e étape
Video credit: Eurosport
De quoi générer de la frustration, mais aussi du positif pour celui qui parfois donné l'impression de plafonner, faute de croire en ses capacités. 30e de la dernière Grande Boucle, le coureur d'origine russe se dit "content de sa condition" et joue parfaitement son rôle. Il a été un appui de luxe pour Joao Almeida, jusqu’à l’abandon du Portugais avant le départ de la 9e étape. Avec un leader en moins et un Adam Yates à 5'30" de Ben O’Connor, Pavel Sivakov peut espérer de belles choses pour la deuxième partie de cette Vuelta, et peut-être plus de liberté. Il ne faudrait pas se priver.
Armirail, Berthet, Lafay… tout pour O'Connor
Avec leur maillot "galaxie" aisément reconnaissable, les coureurs de Decathlon-AG2R La Mondiale ne passent pas inaperçus au sein du peloton. A fortiori quand ils se mettent en évidence, à l'image du joli numéro de Bruno Armirail sur la route du Pico Villuercas (4e étape) et de la très bonne condition physique de Clément Berthet, longtemps placé aux portes du Top 10 du général pendant la première semaine. Très attendu pour son premier grand tour sous ses nouvelles couleurs, Hugo Lafay a, lui, été plutôt discret jusqu'à présent. Mais tous les Français de la formation emmenée par Cyril Dessel et Stéphane Goubert ont désormais tous le même objectif : défendre le maillot rouge de Ben O'Connor.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/26/4031297-81763588-2560-1440.jpg)
"Decathlon-AG2R, faites tout pour faire gagner O'Connor"
Video credit: Eurosport
Nanti d'une avance de près de 4 minutes sur Primoz Roglic (Red Bull-Bora-Hansgrohe), son plus proche poursuivant, l'Australien dispose d'une occasion en or de triompher sur un grand tour et, par conséquent, d'offrir à l'équipe bâtie par Vincent Lavenu (qui serait sur le départ) le succès le plus prestigieux de sa longue histoire. Il paraît donc tout à fait normal qu'Armirail et consorts ne bénéficient plus du moindre bon de sortie tant que leur leader sera en position de signer une performance majeure au général. Après tout, le jeu en vaut bien la chandelle.
Pacher proche de l'exploit, Martin discret
Dire qu'il avait tout bien fait... Parvenu à se glisser dans une échappée de cinq coureurs mardi, lors de la 10e étape, Quentin Pacher (Groupama-FDJ) a ensuite su accompagner un autre fuyard jusqu'à Baiona. Problème : cet autre fuyard était Wout van Aert (Visma | Lease a Bike), qui ne lui a laissé aucune chance et l'a réglé au sprint. Il faudra donc attendre encore un peu pour assister au premier succès de "Papach" chez les professionnels. Mais au vu de ses jambes du moment et de sa capacité à sentir les bons coups, on devrait le revoir à l'avant d'ici l'arrivée à Madrid.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/27/4031803-81773708-2560-1440.jpg)
Van Aert, trop fort pour Pacher, règle le sprint tout seul : l'arrivée en vidéo
Video credit: Eurosport
Si certains représentants du contingent français surfent sur une dynamique prometteuse, ne sont pas passés loin de lever les bras ou sont accaparés par un but collectif, d'autres ont plutôt déçu jusque-là. À commencer par Guillaume Martin. Le coureur Cofidis n’a pas fait mieux qu’une 17e place, lors de la 9e étape, et peine à intégrer le top 20 du général. A 12'23' du leader du général, il n'y aura pas de miracle à espérer pour lui, mais il peut toujours viser une victoire d'étape. D’autant plus que l'enchaînement de jours à venir en moyenne et haute montagne convient parfaitement au Parisien.
Mathis Le Berre (Arkéa-B&B Hotels) s’est de son côté montré dans une belle échappée lors de la 8e étape et peut encore s’illustrer dans les jours à venir. Mais il n'y a pas eu d'exploit pour Simon Guglielmi (Groupama-FDJ) ou encore Thomas Champion (Cofidis), pour qui la fin de ce Tour d’Espagne pourrait se faire dans l’anonymat.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité