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Vuelta 2024 | "Mais c’est quoi ce mur de dingue ?" : Le Cuitu Negru, final infernal
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Publié 31/08/2024 à 23:30 GMT+2
L’arrivée de la 15e étape du Tour d’Espagne 2024, qui a lieu ce dimanche, sera jugée au sommet du Cuitu Negru. Ce col asturien apparaît pour la deuxième fois sur le parcours de l’épreuve, après avoir été découvert en 2012. À l’époque, les coureurs avaient été marqués par l’extrême difficulté de cette ascension, caractérisée par trois derniers kilomètres abominables.
Cataldo raconte la violence du Cuitu Negru : "J'ai failli mettre pied à terre"
Video credit: Eurosport
Un dernier gros effort avant le réconfort. La deuxième semaine du Tour d’Espagne 2024 a été montagneuse à souhait, ce qui a fait le bonheur d’échappés ô combien valeureux et a constamment maintenu les cadors du classement général sous pression. À la veille de la seconde journée de repos, le peloton - ou, du moins, ce qu’il en reste - va se frotter à un colosse, ce dimanche. L’arrivée de la 15e étape sera en effet jugée au sommet du Cuitu Negru. Un col méconnu, qui ne sera escaladé que pour la deuxième fois sur la Vuelta. La première, c’était en 2012. Et la découverte de ce géant asturien avait été sacrément brutale.
Dario Cataldo ne prétendra certainement pas le contraire. "Le dernier kilomètre a été le plus long de ma vie, avait confessé l’Italien, vainqueur ce jour-là. Au cours des 100 derniers mètres, j'étais prêt à mettre pied à terre, mais j'ai continué parce que j'avais (Davide) Bramati qui me soutenait à la radio et que les spectateurs m'encourageaient. Quand j'ai coupé la ligne, j'étais vraiment très heureux, mais tellement fatigué que je n'arrivais même pas à fêter cette victoire d'étape."Igor Anton, de son côté, avouait que "cette étape a été l’une des plus difficiles de (sa) vie".
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Dario Cataldo, vainqueur de la 16e étape du Tour d'Espagne 2012.
Crédit: Getty Images
Douze ans plus tard, le Cuitu Negru s’apprête donc à faire de nouveaux dégâts sur la Vuelta. Pas forcément à cause de sa longueur (18,9 km, tout de même), ni du pourcentage moyen de sa pente (7,4%). Mais surtout en raison de ses trois derniers kilomètres. Après avoir atteint la station de ski de Valgrande-Pajares, la route se cabre soudainement, pour avoisiner les 13 % de moyenne. Dans un paysage qui ne va pas sans rappeler celui du Mont Ventoux - les télésièges en plus -, les passages horriblement pentus se succèdent, avec des rampes grimpant jusqu’à 24%.
Meilleur Français au classement général de cette Vuelta 2012 (20e, à 26'30'' d’Alberto Contador), Maxime Bouet se souvient parfaitement de ce qu’il a ressenti en apercevant cette portion finale. "Au début, c’est un col normal, avec une belle route, explique celui qui est désormais dans le staff de l'équipe développement d'Arkéa-B&B Hotels. Sauf qu’à un moment donné, je vois un truc noir devant moi. Ils venaient de goudronner le chemin, donc cette couleur noire ressortait beaucoup. Et là, je me dis : 'Putain, mais c’est quoi ce mur de dingue ?' En fait, on comprend qu’il y a un mur devant nous et qu’on va taper." Avant d’imager : "C’est comme si on montait une piste noire."
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Des coureurs en pleine ascension du Cuitu Negru. / Tour d'Espagne 2012
Crédit: Getty Images
"Au briefing, on a entendu dire qu’il y avait des passages plus durs que sur l’Angliru, donc on se demandait à quoi s’attendre, rejoue David Moncoutié, qui participait à son dernier Tour d’Espagne. C’est vrai que c’est impressionnant quand on arrive face au mur, car c’est assez rare de voir une pente se dresser comme ça." Pourtant habitué à s’aventurer sur des cols redoutés, le quadruple meilleur grimpeur de la Vuelta avoue avoir été "marqué" par la forte déclivité de ces fameux trois derniers kilomètres du Cuitu Negru.
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Cycling - Vuelta 2024 - Stage 15 Profile - Infiesto - Valgrande-Pajares
Video credit: Eurosport
Sur de tels pourcentages, le risque de zigzaguer dangereusement, voire de mettre pied à terre, est bien réel. Ce n’est certes pas arrivé à Maxime Bouet, qui s’était accroché à la roue de Damiano Cunego (dont il était un "grand fan"), ni à David Moncoutié, qui avait abordé la montée dans un gruppetto et n’était "pas cuit" dans le final. Ce dimanche, les prétendants à la victoire d’étape ou au général auront toutefois intérêt à bien gérer leur effort. "Ils devront en garder sous la pédale, car s’ils se mettent minables dès le pied du col, ils risquent de se retrouver en travers de la route", souligne le consultant Eurosport. Ben O’Connor, Primoz Roglic et tous les autres sont prévenus.
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O'Connor s'attend à "l'une des montées les plus dures de sa vie"
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