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Le Giro à la loupe (2)

Le Giro à la loupe (2)
Par Eurosport

Le 07/05/2010 à 00:29Mis à jour

Seconde partie de notre gros plan sur le parcours du Tour d'Italie 2010. Les huit derniers jours s'annoncent absolument dantesques avec des cols légendaires, du Monte Zoncolan au Gavia en passant par le Mortirolo ou chrono au Plan de Corones. Il va y avoir des dégâts...

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A huit jours de l'arrivée, les positions ne seront sans doute pas figées, mais à compter de cette 14e étape, le programme du Giro devient absolument dantesque. Ce troisième week-end de course propose notamment un enchainement de deux redoutables étapes de montagne. La première ne sera probablement pas la plus décisive. Une seule difficulté est au programme, le Monte Grappa (emprunté pour la 4e fois dans l'histoire du Giro, la première depuis 1982). Interminable (18 kilomètres) et pentu, le Grappa est toutefois situé à plus de 40 kilomètres de l'arrivée à Asolo, en haut d'une dernière petite montée sèche. La descente du Grappa est aussi longue que la montée, ce qui devrait permettre à des coureurs en difficulté de rentrer. A moins que la très grande bagarre ne se déclenche, ce qui est tout sauf certain vu le programme du lendemain...

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Imago

Nouvelle arrivée au sommet, au Monte Zoncolan, la troisième en quelques années. L'étape est longue et, après 120 kilomètres relativement plats, il faudra enchaîner trois petits cols avant d'arriver au pied de la montée finale. Le Zoncolan est un monstre avec sa pente à 11% de moyenne (avec des passages à 22% !) pendant plus de 10 kilomètres. Ici, la moindre petite défaillance peut tourner au drame irréversible. A une semaine de l'arrivée, il est probable que beaucoup auront définitivement fait une croix sur le maillot rose au terme de cette 15e étape. Le Giro n'est venu au Zoncolan pour la première fois qu'en 2003. Gilberto Simoni s'y était imposé. Le grimpeur italien avait récidivé quatre ans plus tard.

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Eurosport

Après le Monte Zoncolan, les coureurs bénéficieront d'un deuxième jour de repos le lundi. Mais il n'y aura pas de reprise en douceur puisque dès le mardi, ils seront confrontés à un nouveau morceau de choix, le Plan de Corones, à escalader en solitaire, lors d'un contre-la-montre dantesque. Ce fut déjà le cas en 2008. Sur un terrain qui semblait taillé pour lui, Alberto Contador avait alors buté comme tous les autres sur Franco Pellizotti, impressionnant vainqueur. Il ne sera pas là pour tenter la passe de deux. Abordable dans sa partie initiale via le Passo Furcia. Mais les derniers kilomètres sont hallucinants (avec un pic à 24%), sur un tronçon en terre que les coureurs détestent. Mais le spectacle est garanti. Pas sûr, en revanche, qu'il y ait de gros écarts entre les tous meilleurs.

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dpa

C'est l'heure du sprint final. Les trois dernières étapes du Giro 2010 seront sans doute déterminantes avec deux rendez-vous en montagne et le contre-la-montre final de Vérone. Cette antépénultième étape propose quatre ascensions, mais ce sont surtout les deux dernières qui devraient s'avérer décisives. Le fameux Mortirolo figure en effet au programme. Relativement récent dans l'histoire du Giro (il a été emprunté pour la première fois en 1990, année de la victoire de Gianni Bugno), il néanmoins déjà marqué de son empreinte la course. Personne n'a oublié que c'est là, en 1994, que Marco Pantani avait révélé au monde entier l'étendue de son talent de grimpeur, en dominant Miguel Indurain, double tenant du titre, et le maillot rose Evgueni Berzin. Ce jour là, Indurain avait connu une défaillance qui allait lui coûter un troisième sacre consécutif. Une fois le Mortirolo avalé, il restera à monter vers Aprica. Cette ascension n'a rien de terrifiante en elle-même, mais elle sera offerte à des organismes bien entamés. Ivan Basso avait écoeuré la concurrence en 2006 sur un tracé similaire.

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Après le Grappa, le Zoncolan, le Plan de Corones, le Mortirolo, mesdames et messieurs, voici le Gavia, point culminant de ce 93e Giro. On fête cette année le 50e anniversaire du premier passage du Tour d'Italie en haut du Gavia. Il était donc inimaginable de ne pas le retrouver sur le parcours 2010. Il s'agit sans doute de l'étape reine, avec pas moins de cinq ascensions. Le Gavia, comme le Mortirolo la veille, sera l'avant-dernière. L'arrivée sera jugée en haut du Passo del Tonale, nettement moins dur et long que le Gavia. Ce sera l'ultime occasion pour les grimpeurs d'en découdre, mais quelle occasion ! Il faudra vraiment être très costaud pour engloutir de telles difficultés après les journées éprouvantes qui auront précédé.

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Reuters

Pour (par)achever un des Giros les plus dantesques au rayon montagne de ces dernières années, les organisateur sont concocté un "petit" contre-la-montre d'une quinzaine de kilomètres. Il est fort possible que la lutte pour le maillot rose soit déjà pliée. Cet ultime chrono ne sera pas une partie de plaisir pour les purs spécialistes de l'effort solitaire, avec, au beau milieu du parcours, l'ascension du Torricelle, long de 5 kilomètres, soit un tiers du parcours de ce contre-la-montre. Un dernier chrono à Vérone voilà qui ne rappellera pas de bons souvenirs à Laurent Fignon, battu ici-même par Francesco Moser. 26 ans après, le Français estime toujours qu'il a été victime d'une escroquerie, un hélicoptère trop bas ayant tout fait pour le gêner.

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