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Giro 2013, 1re étape, Naples-Naples : les coureurs plongés dans le "chaos"

"On ne pouvait pas faire plus dangereux?"
Par Eurosport

Le 04/05/2013 à 20:56Mis à jour Le 04/05/2013 à 21:05

Le parcours de cette première étape du Giro autours de Naples, sinueux et à moitié pavé a divisé le peloton. Qualifié de véritable "chaos" par certains, d'autres comme Jérôme Pineau sont conscients "qu'on ne peut pas nettoyer toutes les routes à la brosse à dents". Petit état des lieux.

Les 130 kilomètres de course au cœur de la cité napolitaine auraient pu donner le tourniquet aux plus fragiles, samedi en ouverture du Giro. Il fallait être un véritable pilote pour ne pas se laisser surprendre au jeu des virages à répétition et tomber dans le piège des pavés. Crevaisons multiples, chutes à la pelle (dont cinq notables), le peloton aura connu des départs de Giro plus calmes. Dès la ligne d’arrivée passée, les réactions ne se sont pas fait attendre sur Twitter. "On pouvait faire plus dangereux pour la première étape du Giro?????" s'est enflammé Maxime Bouet (AG2rR La Mondiale) qui regardait l'épreuve italienne devant un poste de télévision.

Tyler Phinney (BMC), qui a pris part à la lutte au maillot rose, a estimé lui avoir "survécu au chaos". Rien que ça.

Jérôme Pineau : "On nous offre un menu, on fait avec"

Cependant, cette étape n'a pas été vécue de la même façon par tout le monde. Jérôme Pineau (Omega Pharma-Quick Step), qui a réalisé un travail formidable en tête de peloton, estime qu'il fallait "s'adapter". "On nous offre un menu, on fait avec, nous a confié le Français par téléphone. Il faut rester conscient qu'on est à 'Napoli'. C'est le sud de l'Italie, c'est une période de crise. Ils ne peuvent pas nettoyer tout le parcours à la brosse à dent. Et puis franchement, je n'ai pas trouvé que c'était si dur que ça. Je parle en connaissance de cause car je suis tombé et j'ai crevé. Mais il faut arrêter, ce n'est pas pire que l'arrivée sur les Champs Elysées ou quand on passe dans des ribines. Les routes sont grasses oui, mais il faut rester concentré. On est passé plein de fois sur le même circuit, il fallait être attentif".

De l’attention, le peloton en a manqué à coup sûr. Mais à l’arrivée, aucun abandon n’est à signaler. Cependant, des coureurs comme Laurent Pichon (FDJ) ou Pablo Urtasun (Euskaltel) qui ont vu le sol de près ce samedi, ont hérité d'un petit séjour à l'hôpital, de petits pansements et points de sutures. A ce rythme-là, la photo de la victoire finale va ressembler à un cliché de souvenir de guerre.

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