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Giro: Bradley Wiggins, Vincenzo Nibali, Ryder Hesjedal,... l'heure du premier bilan

Wiggins, Nibali, Hesjedal... l'heure du premier bilan
Par Eurosport

Le 10/05/2013 à 21:08Mis à jour Le 11/05/2013 à 12:27

Déceptions, confirmations ou surprises, cette première semaine sur le Giro a été riche en enseignements. Tour d'horizon des performances des "favoris" avant le chrono de samedi.

Il s’en est passé lors des sept derniers jours. Une semaine après le départ de Naples, le Giro 2013 - marqué par de nombreuses chutes dans les échappées et au sein du peloton - laisse un goût amer dans la bouche de certains, plus doux pour d'autres. Avant le chrono (55 km) de samedi, une étape où tout peut arriver, le premier bilan du côté des "favoris" se veut sans appel. 

BRADLEY WIGGINS : Pétrifié sur son vélo, les mains greffées sur les freins, l'image de Bradley Wiggins lors de cette 7e étape résume à elle-seule la semaine du Britannique. Le leader de la Sky, mal à l'aise, a d'abord fait l'élastique dans le pack avant de chuter - au ralenti - dans un virage en épingle, la deuxième depuis le début de ce Giro. Tétanisé, pédalant à peine, sans coéquipiers autour de lui, le vainqueur du Tour de France 2012 est loin d'afficher les garanties habituelles, allant jusqu'à perdre 1'10" sur ses principaux concurrents. Il faut dire que la cartographie du tracé italien - des routes étroites, de forts pourcentages et des conditions climatiques difficiles - a des allures de terrain hostile pour le protégé de Dave Brailsford. Au soir de l'arrivée à Pescara, le natif de Gand ne fait plus partie du Top 10 au classement général (ndlr : 23e à 1'32" de Beñat Intxausti, l'homme en rose). Il a forte heureusement l'opportunité de changer radicalement les choses dès samedi, avec un contre-la-montre long de 55 kilomètres, lors duquel il sera le grand favori. Wiggins le sait, s'il veut continuer à rêver, il doit frapper un grand coup.

RYDER HESJEDAL: Le chef de file de la Garmin-Sharp est revenu cette année sur le Giro avec la ferme intention de défendre son titre... mais il semble bel et bien que le rôle d'outsider lui colle à la peau. Ryder Hesjedal avait surpris l'an passé quant à sa capacité à aborder ce Tour dans les meilleures dispositions possibles. Force est de constater que, jusqu'ici, le Canadien a répété sensiblement le même schéma. Il a su éviter les problèmes en roulant aux avant-postes, faisant ainsi preuve d'une régularité rare dans les résultats. Bref, il a fait son petit bout de chemin, sans crier gare. Après une semaine de course, le 8e du dernier Liège-Bastogne-Liège est dans les temps (ndlr : 3e à 8" d'Intxausti) pour fausser compagnie à ses principaux rivaux. A surveiller donc. 

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MICHELE SCARPONI : À 35 ans, Michele Scarponi n’a toujours pas dit son dernier mot. Jusqu’ici 2013 semble déjà un bon cru pour lui, après sa troisième place au Tour de Catalogne et sa cinquième sur Liège-Bastogne-Liège. S’il semble légèrement en retrait, notamment lors des chronos, ce fin tacticien possède un avantage de taille : les Lampre sont prêts à tous les sacrifices pour leur leader. Si son capital-bonus avait souffert lors de sa chute dans la descente de Sella di Cantona, Scarponi a su faire le dos rond. L'Italien, 13e au général à 57" du leader, devrait toutefois voir ses chances de sacre s'amenuiser un peu plus samedi.