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Giro 2014 - Marcel Kittel s'impose à Dublin lors de la 3e étape

Sacré week-end irlandais pour l'intouchable Kittel

Le 11/05/2014 à 17:24Mis à jour Le 11/05/2014 à 18:48

Deuxième victoire en deux jours ce week-end pour Marcel Kittel. L'Allemand de l'équipe Giant-Shimano s'est imposé au sprint à Dublin lors de la 3e étape. L'Australien Michael Matthews (Orica) conserve le maillot rose de leader.

Marcel Kittel est décidément insatiable. Le coureur allemand de la formation Argos-Shimano a signé, dimanche, à Dublin, son deuxième succès d'étape sur ce Giro 2014 en réglant au sprint Ben Swift (Sky) et Elia Viviani (Cannondale). Nacer Bouhanni (FDJ.fr) a lui pris la 5e place de ce nouvel emballage massif. Au classement général, Michael Matthews (Orica) conserve son maillot rose de leader. 

Cette 2e étape du Tour d'Italie a été marqué par de nombreuses chutes, dont celle de Michele Scarponi, le leader de la formation Astana, parti à terre avec quatre de ses coéquipiers à 60 kilomètres du terme. L'Italien est toujours en course ce soir malgré une belle frayeur. Mieux, bien placé à l'arrivée, il a repris - tout comme Monfort (Lotto-Belisol), Kiserlovski (Trek) et Majka (Saxo-Tinkoff) - onze secondes à tous les autres favoris.

" C'est vraiment lui le plus fort"

"Kittel a fait une remontée incroyable. C'est vraiment lui le plus fort". Venant d’un connaisseur, Elia Viviani, troisième ce dimanche, cela veut tout dire. Il faut dire que si samedi le sprinteur de Giant-Shimano avait bénéficié d’un placement idéal grâce à ses équipiers, il n’en a pas été de même lors de cette troisième étape. Car, à la sortie de la chicane située à 300m de la ligne, Marcel Kittel était seul et très mal positionné (au-delà de la dixième place).

Alors que Ben Swift (Sky) et Elia Viviani (Cannondale) semblaient se diriger vers un duel pour la victoire, le Britannique et l’Italien ont vu passé un avion allemand dans les cinquante derniers mètres. Rarement un sprinter aura donné une telle impression de supériorité sur les autres, si ce n’est peut-être Mark Cavendish (Omega Pharma-Quick Step) dans la dernière ligne droite de la 18e étape du Tour de France 2012, à Brive-la-Gaillarde.

Malgré sa chute, Scarponi fait une bonne opération

Si la victoire d’étape ce dimanche s’est jouée en puissance dans ce long faux-plat final face au vent, le classement général lui a évolué, contre toute attente. Dans une étape disputée une nouvelle fois dans des conditions très difficiles (pluie constante, 35km/h de vent sur le côte), la fatigue accumulée depuis deux jours a fini par crisper l’ensemble du peloton.

A trois reprises, une dizaine de coureurs sont allés au sol. A chaque fois, un coureur important y est passé. C’est d’abord Wilco Keldermann (Belkin) – leader du meilleur grimpeur Maarten Tjallingii qui a consolidé son maillot ce dimanche – qui est tombé, à 98 km de l’arrivée. A une trentaine de kilomètres, Przemyslaw Niemec (Lampre-Merida) - 6e l’an passé - a chuté à son tour. Mais l’évenement qui a causé le plus d’inquiétude pour les favoris s’est produit à soixante kilomètres de la ligne. De manière toute à fait anodine, une quinzaine de coureurs sont allés au sol parmi lesquels Michael Matthews (Orica) mais aussi quatre Astana dont Michele Scarponi !

Michele Scarponi (Astana)

Michele Scarponi (Astana)AFP

Inquiétant sur le moment, l’Italien a tout de même fini par réaliser la bonne opération du jour au général. Car les Astana ont su résister au timide coup de bordure tenté par les Saxo-Tinkoff (qui n’a éliminé personne). Mais surtout car, dans le dernier kilomètre, une cassure a permis au vainqueur officiel du Giro 2011 (mais aussi à Monfort, Kiserlovski et Majka) de reprendre onze secondes aux Quintana (Movistar), Evans (BMC) ou encore Uran (Omega Pharma-Quick Step).

Également distancé par la cassure, Joaquim Rodriguez (Katusha) continue de vivre un début de Tour d’Italie compliqué. Après son débours de temps lors du chrono par équipes, "Purito" a vu son lieutenant Moreno tomber et perdre 2’34’’ ce dimanche. Pour lui, la journée de repos de lundi ressemblerait presque à une bénédiction. Avant, mercredi, d'entamer les choses sérieuses.

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