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Nacer Bouhanni (FDJ.fr) s'adjuge une 3e victoire d'étape sur le Giro 2014 à Salsomaggiore Terme

Bouhanni : un triplé pour l'histoire

Le 20/05/2014 à 17:19Mis à jour Le 20/05/2014 à 18:07

Pour la première fois depuis 1999, un Français a remporté une 3e victoire d'étape d'un même grand Tour. Nacer Bouhanni (FDJ.fr) a réussi cet exploit lors du dixième volet du Giro 2014 entre Modène et Salsomaggiore Terme, ce mardi. Cadel Evans (BMC) reste leader du classement général.

C’est bien lui le plus fort au sprint. Nacer Bouhanni (FDJ.fr) a remporté la dixième étape du Tour d’Italie ce mardi à Salsomaggiore Terme en devançant dans la ligne droite finale Giacomo Nizzolo (Trek) et Michael Matthews (Orica GreenEdge). Le Français s’est ainsi offert une troisième victoire d’étape, une première pour un Français sur un Grand Tour depuis 1999.

Grâce à ce succès, le sprinteur tricolore conforte son maillot rouge du classement par points. Malgré une chute survenue dans le dernier kilomètre, aucun changement n’est à noter au classement général dont Cadel Evans (BMC) est toujours le leader.

Bouhanni peut dire merci à ses équipiers

Avec un parcours dépourvu de difficultés (aucun grimpeur), cette dixième étape entre Modène et Salsomaggiore Terme ne pouvait échapper à un sprinteur. Pourtant, Sky et BMC ont bien failli empêcher les hommes rapides du peloton de se disputer la victoire. Toutes deux ont profité d’une petite bosse de mille mètres située à huit kilomètres de la ligne – et à 6% de moyenne – pour imposer un rythme fort soutenu, faisant brutalement reculer l’ensemble des sprinteurs au fin fond du peloton.

Malgré cela, la descente technique qui a suivi et surtout les deux kilomètres de plat précédant la flamme rouge ont permis aux Bouhanni, Nizzolo et autre Matthews de se replacer aux avant-postes. Encore ce mardi, le sprinteur français pourra saluer le travail de ces équipiers de la FDJ.fr, qui ont longtemps assumé seul la poursuite des échappés avant de le repositionner à l’approche du sprint.

Car, avant que la course ne se débride dans les dix dernières bornes, le peloton a laissé s’échapper deux hommes, Marco Bandiera (Androni) et Andrea Fedi (Neri Sottoli), dont le classement général ne pouvait être un danger (le mieux classé, Bandiera, était à plus d’une heure). Pas plus dangereux a priori pour la victoire d’étape, les deux hommes ont compté jusqu’à huit minutes d’avance avant de voir l’écart se réduire au niveau du sprint intermédiaire.

Cadel Evans reste maillot rose du Giro 2014 à l'issue de la 10e étape

Cadel Evans reste maillot rose du Giro 2014 à l'issue de la 10e étapeAFP

Bouhanni dans le club des Cinq

La lutte pour le maillot rouge a fait rage, douze points étant attribués au troisième du sprint, et a été remportée comme souvent par Elia Viviani (Cannondale). L’écart alors retombé autour des quatre minutes la victoire devenait une évidence pour un peloton qui s’est tout de même fait peur à 28 kilomètres de l’arrivée, lorsque l’écart était encore supérieur à quatre minutes. Puis tout s’est accéléré.

Alors que les incidents semblaient s’être calmés depuis la fameuse étape de Montecassino, les chutes ont repris de plus belle ce mardi. C’est d’abord Cadel Evans (BMC) qui en a payé le prix, en perdant un précieux équipier en la personne de Yannick Eijssen. Avant que le dernier kilomètre, prétendu dangereux par les organisateurs, justifie son statut. Après deux premiers virages bien négociés par le peloton, le troisième virage du dernier kilomètre aura été de trop. Le freinage – sans doute trop tardif de Tyler Farrar (Garmin-Sharp) – a envoyé une soixantaine de coureurs au tapis, certains plus gravement que d’autres, et a laissé seulement dix coureurs d’expliquer pour la gagne.

Bien emmené par Sébastien Chavanel, Nacer Bouhanni s’est montré parfaitement patient, n’hésitant à se faire tout d’abord débordé par Giacomo Nizzolo (Trek) pour ensuite mieux le sauter à 50 mètres de la ligne et s’imposer facilement, avec un vélo d’avance. Avec ce succès, il devient le cinquième Français à gagner trois étapes sur la même éditon du Giro. Le dernier était Laurent Jalabert. C’était en 1999.

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