AFP

Tour d'Italie 2014 : Stefano Pirazzi (Bardiani) remporte la 17e étape

L'étape et un bras d'honneur pour Pirazzi

Le 28/05/2014 à 17:08Mis à jour Le 28/05/2014 à 19:07

Stefano Pirazzi (Bardiani) remporte la 17e étape. Présent dans l'échappée du jour, l'Italien s'est imposé après avoir accéléré et lâché ses compagnons en toute fin d'étape. Et s'est fendu d'un bras d'honneur après avoir franchi la ligne...

Et de trois pour l’équipe Bardiani. En s’imposant en solitaire lors de cette 17e étape, Stefano Pirazzi offre une troisième victoire d’étape en six jours à l’équipe italienne invitée sur ce Giro. Comme Marco Canola et Enrico Battaglin, ses coéquipiers victorieux sur les 13e et 14e étapes, c’est au terme d’une longue échappée que s’est imposé l’Italien de 27 ans à Vittorio Venetto. Mais le meilleur grimpeur du Giro l’an passé s’est distingué en signant, à sa manière, sa victoire d’un geste peu glorieux. Un bras d’honneur en direction de ceux qui critiquent sa manière de courir. Lui, l’Italien au tempérament impulsif, attaquant à tout va, et un peu n’importe comment depuis le début de ce Giro. Il s'excusa quelques minutes plus tard : "Je demande pardon pour mon geste. Mais j'avais tellement de rage en moi par rapport aux gens qui m'ont critiqué, que je n'ai pas réussi à me maîtriser." Au classement général, Nairo Quintana a passé une première journée en rose sans remous. Il est toujours leader à la veille d’attaquer à nouveau la haute-montagne.

On attendait un bras de fer entre équipes de sprinteurs et baroudeurs. Il n’a pas eu lieu. Sur une étape vallonnée mais sans grande difficulté (seulement trois ascensions de 4e catégorie), l’échappée a mis près de 80 kilomètres pour se former. Et quelle échappée. Plus de 25 coureurs, avec des coureurs expérimentés, déjà rôdés aux victoires d’étapes sur le Giro, à l’image de De Gendt, Anton, Gatto, Canola, Petrov et Cunego. Ce dernier était d’ailleurs le mieux classé des hommes de tête au général (24e). Mais relégué à plus de 48’50’’ de Nairo Quintana, le peloton et les Movistar ont laissé filer. Les équipes de sprinteurs, surement fatiguées après deux semaines et demi de course et l’étape apocalyptique de mardi, n’ont pas réagi non plus. L’écart a alors grandi très vite. Plus de 11 minutes à 70 kilomètres de l’arrivée.

Bouhanni se frotte les mains

La victoire entre les hommes de tête s’est jouée dans le Muro del Poggio. Une ascension qui porte bien son nom avec ses passages à 12%. Stefano Pirazzi, fidèle à son statut de meilleur grimpeur l’an passé y a attaqué et repris Thomas De Gendt (Omega Pharma-Quick Step), parti seul quelques kilomètres auparavant. Matteo Montaguti (AG2R La Mondiale), Jay McCarthy (Saxo-Tinkoff), et Tim Wellens (Lotto-Belisol) les ont ensuite rejoints à 15 kilomètres de l’arrivée, après une descente qui a vu tomber Oscar Gatto, Eduard Vorganov et Johan Le Bon, seul Français présent à l’avant. Les cinq hommes de tête ont creusé suffisamment l’écart pour commencer à se regarder à trois kilomètres de l’arrivée. Un marquage qui a profité à Pirazzi, sorti peu avant la flamme rouge. Derrière, personne n’a voulu faire l’effort parmi les quatre piégés. Pirazzi remporte ainsi sa première victoire d’étape sur le Giro. Forcément la plus belle de sa carrière.

Cette échappée fleuve a profité à Nacer Bouhanni. Certes, le Français de 23 ans n’a pas pu disputer un sprint qui aurait pu lui permettre d’ajouter un quatrième succès d’étape sur ce Giro dans sa besace, mais le sprinteur de la FDJ.fr a ainsi conservé son avance au classement du meilleur sprinteur. Aucun de ses rivaux, à commencer par Giacomo Nizzolo (deuxième à 26 points du Français), n’a marqué des points. Avec seulement une seule étape dédiée aux sprinteurs jusqu’à la fin de ce Tour d’Italie (la dernière, dimanche à Trieste), Nacer Bouhanni est bien parti pour garder son maillot rouge. A condition de bien passer, comme il a su le faire jusqu’à présent, les deux dernières étapes de haute-montagne. A commencer par celle de demain et l’arrivée au sommet au refuge de Panarotta.

0
0