Le parcours de la 98e édition, dévoilée lundi à Milan en présence de plusieurs têtes d'affiche (Contador, Kwiatkowski, Evans, Bouhanni), se soucie du passé mais se veut moderne dans sa répartition des difficultés. Le Giro revient à l'Abetone, la montagne du "campionissimo" Gino Bartali, et à Madonna di Campiglio, la station de ski qui a marqué le début des ennuis pour Marco Pantani (exclu du Giro 1999).
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La troisième et dernière semaine, pour l'essentiel dans les montagnes du Piémont et du Val d'Aoste, est censée faire la décision. Mais les grimpeurs, tel que l'Espagnol Alberto Contador qui a d'ores et déjà annoncé son intérêt, ont tout intérêt à se méfier des pièges parsemés tout au long de la course, notamment dès les premières journées près de la mer ligure (La Spezia).
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La course, sans long temps mort bien que sept étapes au total puissent se terminer par un sprint, descend rapidement vers le sud jusqu'en Campanie. Elle reprend la direction du nord dans la deuxième semaine qui se conclut par un contre-la-montre individuel de 59,2 kilomètres en Vénétie (Trévise-Valdobbiadene), le plus long depuis celui de Riomaggiore lors du Giro du centenaire en 2009 (61,7 km), et l'arrivée sur les hauteurs de Madonna di Campiglio.
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Au pied du Cervin

Plusieurs grandes ascensions sont au programme de la troisième semaine. Le très dur Mortirolo, pour rejoindre Aprica (16e étape), à la veille de l'unique incursion en territoire étranger, dans la ville suisse toute proche de Lugano, puis les cols du val d'Aoste (Saint-Barthélémy, Saint-Pantaléon), pour aller au Breuil, Cervinia en italien, au pied du mythique Cervin, l'un des sommets des Alpes (4478 m d'altitude), à deux jours de l'arrivée.
L'avant-dernière étape emprunte le col delle Finestre, une route en terre qui avait failli changer le dénouement de la course en 2005, avant de rejoindre Sestrière, avant le final entre Turin et Milan, ville-hôte de l'Expo 2015.
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Pour privilégier une course nerveuse, les organisateurs ont limité le nombre d'étapes (trois seulement) au-delà du cap des 200 kilomètres et les transferts, sensiblement réduits par rapport à l'histoire récente de la course rose.
Six arrivées en altitude (Abetone, Campitello Matese, Madonna di Campiglio, Aprica, Cervinia, Sestrière), mais sans aucun col au-dessus de 2200 mètres - ni Gavia, ni Stelvio cette année - donnent son caractère montagneux à une course dont la précédente édition a été gagnée par le Colombien Nairo Quintana. Au départ de San Lorenzo al Mare, le Colombien ne devrait toutefois pas être là. Au contraire de l'Italien Vincenzo Nibali, le vainqueur du dernier Tour de France, dont la participation est logiquement attendue par la société organisatrice (RCS), à côté de Contador.
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