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Les 8 étapes du Giro à ne surtout pas manquer
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Publié 02/05/2018 à 12:12 GMT+2
GIRO 2018 - Intriguant, exaltant, surprenant… Quel adjectif correspondra le mieux à la 101e édition du Tour d’Italie, qui s’élance vendredi de Jérusalem ? Si la réponse n’interviendra que dans trois semaines, certaines journées promettent en tout cas un sacré spectacle sur les routes italiennes. Voici les 8 étapes qu’il ne faudra pas manquer.
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Etape 6 : Caltanissetta – Etna (164km)
Comme l’an passé, les organisateurs n’ont pas tardé à faire entrer les coureurs dans la haute montagne et, comme en 2017, c’est l’Etna qui est la première à leur faire face. Cette fois, il s’agira clairement d’une course de côte puisqu’il n’y aura aucune ascension avant la montée finale, même si celle-ci sera précédée de 15kms à 3% non-répertoriés.
Mais, avec ses 15kms à 6,5%, l’Etna - qui s’arrêtera 2km avant le Refuge Sapienza, au niveau de l’Observatoire Astrophysique - a de quoi décanter le classement général et offrir une première hiérarchie. A condition que le vent ne fasse pas des siennes comme l’an dernier, lorsque Jan Polanc s’y était imposé.
Etape 9 : Pesco Sannita – Gran Sasso (225km)
Au lendemain d’une nouvelle arrivée au sommet, au Montevergine, les coureurs feront face à la première très haute montagne de ce Giro 2018 et, surtout, au premier passage au-delà des 2000m d’altitude, stade toujours particulier et pas toujours simple pour certains. Ce sera la grande difficulté de ce 9e opus qui offrira trois ascensions (une de 2e catégorie puis deux de 1re catégorie) et une montée finale de près de 50 kilomètres.
Lorsqu’ils arriveront au pied de la montée de Calascio (13,5km à 6%), au km 178, les coureurs n’auront alors plus aucune phase de récupération puisqu’au sommet, il faudra de suite aborder la longue (26km) mais roulante (4%) montée vers Gran Sasso. Pour les favoris, il faudra se montrer patient puisque tout devrait se jouer dans les 5 derniers kilomètres (8% de moyenne, 13% max). Entre la longueur de l’étape, cinquante derniers kilomètres sans répit et l’altitude, il peut y avoir des surprises.
Etape 14 : San Vito al Tagliamento – Monte Zoncolan (186km)
Quatre ans après, le géant revient ! Plus vu sur le Giro depuis 2014 et la victoire de Michael Rogers, le Monte Zoncolan est de retour à l’occasion de cette 101e édition. Mais avant, il faudra déjà déjouer quatre ascensions, dont le Passo Duran (km 142, 4,4km à 9,6%) et la Sella Valcada (km 166, 7,6km à 5,6%) à l’approche du final.
Mais tout se jouera dans la montée finale, à n’en pas douter. Abordé par son versant classique d’Ovaro, les 10,1km à 11,9% (passages à 22%) du Monte Zoncolan se suffisent largement à eux-mêmes et devraient créer les premiers gros écarts de ce Giro 2018. Et le porteur du maillot rose au soir de cette 14e étape pourra commencer à rêver : 4 des 5 leaders au soir du Zoncolan ont remporté le Giro à l’arrivée.
Etape 15 : Tollmezzo – Sappada (176km)
Après la haute montagne, la journée toboggan. Soucieux de ne pas risquer un boycott du Zoncolan (est-ce possible ?), Les organisateurs ont réservé au lendemain du monstre une étape bien plus facile sur le papier. Mais elle sera très piégeuse puisqu’il n’y aura pas un mètre de plat tout au long des 74 derniers kilomètres.
Avec pas moins de quatre ascensions plus la montée finale, non –répertoriée, il y aura de quoi faire pour d’éventuels favoris qui auraient perdu du temps la veille. Si le Passo della Mauria (8,8km à 4,4%) devrait servir à former l’échappée, le Passo Tre Croci (km 110, 7,8km à 7,3%) pourrait servir de lancement pour les plus audacieux même si ces derniers attendront sans doute le Passo di Sant’Antonio (km 147, 8,3km à 7,5% ) ou le Bosco dei Giavi (km160, 3,8km à 8,8%) pour mettre le feu aux poudres. Attention quand même à ne pas exploser dans les 4,4 kilomètres à 5% qui mèneront à la flamme rouge.
Etape 16 : Trento – Rovereto (34,2km)
C’est donc au lendemain de la dernière journée de repos que les organisateurs ont prévu l’unique grand contre-la-montre de ce Giro 2018 (celui inaugural dans Jérusalem ne faisant que 9km). Tracé dans le Trentin, avec 34,2 kilomètres entre Trento et Rovereto, ce chrono fera clairement la part belle aux purs rouleurs.
Il n’y aura tout simplement pas la moindre difficulté sur le parcours, à l’exception d’un mur de 600m à 7% juste avant le deuxième point intermédiaire, km 25. Pas de quoi sauver les grimpeurs qui perdront à coup sûr beaucoup de temps sur des Froome et Dumoulin.
Etape 18 : Abbiategraso – Prato Nevoso (196km)
Dix ans après sa dernière apparition lors du Tour de France 2008, dix-huit ans après sa dernière sur le Giro, en 2000 (victoire de Garzelli), Prato Nevoso fait son grand retour sur la scène des Grands Tours. Et elle sera mise en avant à l’occasion de cette 18e étape puisqu’il s’agira d’une course de côte vers la station italienne, une simple ascension de 4e catégorie (Novella, 5,4km à 4,6%) précédant le pied de la montée finale.
Tout se jouera donc dans l’ascension de Prato Nevoso. Avec ses 13,9 kilomètres à 6,9% de pente moyenne (max 10%), la montée cuneesi constituera une belle mise en bouche du triptyque montagneux qui clôturera cette 101eédition du Tour d’Italie. Mais on pourra également assister à une échappée victorieuse, les favoris n’ayant pas forcément envie de s’employer trop tôt en cette fin de Giro.
Etape 19 : Venaria Reale – Bardonecchia Jafferau (184km)
C’est sans aucun doute possible l’étape-reine de ce Tour d’Italie 2018 ! A deux jours de l’arrivée, les organisateurs ont tracé une des plus belles étapes de ces derniers années sur la route de Jafferau, déjà site-arrivée en 1972 et 2013. Mais qu’il faudra se montrer fort pour s’imposer au sommet (7,2km à 9,1%), ultime montée d’une journée qui pourrait bien se révéler démentielle.
Si l’ascension du Colle del Lys n’empruntera pas son versant le plus difficile (km49, 13,8km à 4,3%), les coureurs ne pourront pas en dire autant à mi-étape avec la montée du célèbre Colle delle Finestre, Cima Coppi de ce Giro 2018 avec ses 2178m d’altitude. Avec ses 18,5 kilomètres à 9,2% de moyenne (14% max) mais aussi et surtout ses neuf derniers kilomètres en terre, le géant alpin sera clairement le moment fort de la journée d’autant qu’il s’enchaînera derrière avec la roulante montée vers Sestrière (9,2km à 5%) avant de plonger vers le pied de la montée vers Jafferau. On regrettera juste les 13 kilomètres de vallée avant la montée finale.
Etape 20 : Susa – Cervinia (214km)
C’est en train de devenir un des classiques du Tour d’Italie moderne. Utilisée seulement à deux reprises en 50 ans (1960, 1997), Cervinia va connaître en 2018 sa troisième arrivée d’étape en six ans, après 2012 (victoire d’Amador) et 2015 (Aru). A la veille de l’arrivée, ce sera la dernière opportunité pour renverser le maillot rose, d’autant que le terrain s’y prête, avec trois cols de 1re catégorie dans les 100 derniers kilomètres.
C’est en train de devenir un des classiques du Tour d’Italie moderne. Utilisée seulement à deux reprises en 50 ans (1960, 1997), Cervinia va connaître en 2018 sa troisième arrivée d’étape en six ans, après 2012 (victoire d’Amador) et 2015 (Aru). A la veille de l’arrivée, ce sera la dernière opportunité pour renverser le maillot rose, d’autant que le terrain s’y prête, avec trois cols de 1re catégorie dans les 100 derniers kilomètres. Si l’enchaînement Col Saint-Pantaléon (km 186, 16,5km à 7,2%) – Cervinia est désormais connu de tous, les coureurs découvriront tout d’abord le Col Tsecore et ses 16 kilomètres à 7,7%, inédit sur le Giro et considéré comme l’une des montées les plus dures du Val d’Aoste. De quoi faire de grosses différences dans cette ultime étape de montagne, même si la montée finale et très irrégulière vers Cervinia est loin d’être la plus difficile de ce Tour d’Italie (16km à 5%).
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