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Un final de feu, Roglic à la faute, et c'est Carapaz qui en profite

Un final de feu, Roglic à la faute, et c'est Carapaz qui en profite

Le 26/05/2019 à 17:14Mis à jour Le 26/05/2019 à 18:56

TOUR D'ITALIE - Alors que Dario Cataldo (Astana) s'est imposé à Côme devant son compagnon d'échappée, les favoris se sont expliqués ce dimanche lors de la 15e étape, la plus longue de ce Giro 2019. Le maillot rose Richard Carapaz (Movistar) a profité de la chute de Primoz Roglic (Jumbo-Visma) en fin d'étape pour augmenter son avance au général.

On s'attendait à beaucoup de choses mais sans doute pas à cela. Si la victoire d'étape est encore revenue à l'échappée à Côme avec le succès au sprint de Dario Cataldo (Astana) devant Mattia Cattaneo (Androni Giocatolli-Sidermec), les favoris se sont encore livré une belle bagarre dans le final de la 15e étape. Passés à l'offensive, Vincenzo NIbali (Bahrain-Merida) et Richard Carapaz ont distancés tous les adversaires. L'Equatorien de la Movistar en profite pour faire une excellente opération, confortant son maillot rose sur un Primoz Roglic (Jumbo-Visma) tombé dans la descente de Civiglio.

Depuis quatre jours, les leaders ne laissent décidément aucune opportunité passer. Comme à Pinerolo jeudi ou à Ceresole Reale et Courmayeur ces deux derniers jours, les favoris se sont faits la guerre ce dimanche. Sur une fin d'étape reprenant le final du Tour de Lombardie avec les ascensions de la Madonna del Ghisallo, la Colma di Sormano et la montée de Civiglio, le peloton a d'abord quelque peu escamoté les premiers mythes, malgré les attaques vaines de Simon Yates (Mitchelton-Scott) et Miguel Angel Lopez (Astana) dans la deuxième ascension. Mais c'était pour mieux se réserver pour la dernière montée.

Dario Cataldo Astana 15 stage Giro d'Italia 2019

Dario Cataldo Astana 15 stage Giro d'Italia 2019Getty Images

Une erreur que Roglic a payée très cher

Relativement privés d'équipiers au sommet de Sormano à l'exception d'une Movistar très solide, les favoris ont abordé très vite le pied de Civiglio, avec une volonté évidente d'attaquer. Mal placé après un incident mécanique qui l'a obligé à prendre le vélo de Tolhoek, Primoz Roglic a été incapable de suivre l'attaque de NIbali, à 2km du sommet. Il n'a pas été le seul puisque seul Richard Carapaz a pu prendre la roue du Requin de Messine. Les deux hommes ont très vite repris Simon Yates qui avait anticipé et n'ont pas hésité en voyant Roglic dans le dur. Ils se sont relayés jusqu'au sommet avant que Nibali ne fasse la descente à bloc, distançant un temps Carapaz. Mais l'Equatorien, très lucide et ne voulant pas perdre trop de temps, a attendu le bas pour faire l'effort et recoller très facilement.

Roglic, lui, n'a jamais réussi. Pointé à 12'' du duo au sommet de Civiglio, le Slovène a voulu prendre tous les risques dans les descentes pour rentrer. A tort. Depuis son changement de vélo, il n'avait pas eu le temps de récupérer le sien. Un petit détail qui s'est révélé être une grosse erreur. N'ayant pas son propre vélo, on ne l'a senti pas du tout à l'aise et il a fini par partir à la faute dans un virage, percutant le rail de sécurité. Pas rassuré par la suite, le leader de la Jumbo-Visma a continuellement perdu du temps, pour finalement concéder 40'' à Carapaz et Nibali mais aussi 15'' sur Majka et Landa.

L'exploit des deux échappés

Maillot rose depuis samedi et son numéro vers Courmayeur, Richard Carapaz compte désormais 47'' d'avance sur Roglic et toujours 1'47'' sur Nibali. A une semaine de l'arrivée, il possède une vraie marge d'avance sur ses adversaires. Quatrième, Rafal Majka (Bora-Hansgrohe) est lui à 2'35''. Alors que beaucoup considéraient qu'il devait creuser l'écart avec le chrono final pour espérer s'imposer, l'Equatorien l'a désormais fait. Et c'est maintenant aux autres de lui reprendre du temps.

Loin de cette guerre des chefs, l'échappée a elle tenu bon, encore une fois. Pourtant, elle n'avait pas vraiment les faveurs des pronostics lorsque Dario Cataldo (Astana) et Mattia Cattaneo (Androni Giocatolli-Sidermec) se sont isolés en tête de course. Mais l'écart a rapidement augmenté en la faveur des deux hommes qui comptent plus de quinze minutes d'avance à 100km de l'arrivée. Malgré la difficulté du final et la mise en route de la Mitchelton-Scott avant la Madonna del Ghisallo, ils n'ont pas craqué et ont pu se jouer la gagne à Côme, au sprint. Plus puissant, Cataldo n'a alors eu aucun mal à s'imposer devant son compatriote, pour signer sa première victoire depuis mars 2014 et le chrono de la Semaine Coppi et Bartali. Déjà le deuxième succès sur ce Giro pour Astana, la 27e cette saison.

Dario Cataldo of Italy and Astana Pro Team / Mattia Cattaneo of Italy and Team Androni Giocattoli - Sidermec / during the 102nd Giro d'Italia 2019, Stage 15

Dario Cataldo of Italy and Astana Pro Team / Mattia Cattaneo of Italy and Team Androni Giocattoli - Sidermec / during the 102nd Giro d'Italia 2019, Stage 15Getty Images

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